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Etre journaliste, dur, dur de nos jours.

Publié le 01 décembre 2008 par Angelita

Outre, tous les journalistes qui font leur travail partout dans le monde avec des conséquences qui peuvent être difficiles, voire entraîner l’enlèvement, la mort ou l’assassinat, les journalistes de notre pays traversent, on dirait, une très mauvaise passe.

En une semaine, il y a eu quatre convocations et une mise en examen.

Ce que nous annonçons depuis quelque temps tend à se vérifier de plus en plus.

La liberté de la presse régresse en France.

“Recel de violation du secret professionel” pour un journaliste de France 3. Convoqué par le juge, il lui a été demandé de s’expliquer sur ses sources. Pour faire pression sur le journaliste et que les sources se taisent à jamais ?

“Recel de violation du secret de l’instruction” pour un journaliste de La Nouvelle République du Centre-Ouest, deux de ses collègues sont ressortis avec le statut de témoin assisté.

Perquisitions chez Auto Plus et mise en examen d’un journaliste pour “recel d’abus de confiance”.

Interpellation d’un autre journaliste et mise en examen pour “compromission du secret de la défense”.

Le dernier en date est l’ex-directeur de Libération qui a été arrêté “brutalement” à son domicile et mis en examen pour “diffamation” après une plainte déposée par le fondateur de Free. Ce délit n’est pas passible d’une peine de prison, une simple convocation aurait pu être possible;
Tout cela pour avoir fait seulement leur travail.

Perquisitions dans les journaux, disques durs saisis.

Affaires d’état ? Manipulations politiques ?

Qui est derrière tout cela ?

Les motifs de mises en examens sont graves, mais il faudrait que les faits soient avérés. En attendant, il ne faut pas oublier que ces journalistes sont innocents tant qu’ils n’ont pas été jugés coupables.

La surveillance de tout un chacun s’accroit, cela se retrouve dans tous les appels d’offres des ministères pour surveiller la toile. La raison invoquée est de connaître les opinions des uns et des autres pour que la politique du gouvernement s’adapte à la demande populaire. Balivernes.

Un constat effrayant : selon RSF, au 13 octobre, “depuis deux ans, la France détient le record européen en nombre d’interventions policières ou judiciaires liées au secret des sources, avec cinq perquisitions, deux mises en examen et quatre convocations de journalistes”. Donc, il faut rajouter une mise en examen (total de 3 maintenant) et trois convocations (total de 7).

En deux ans, la France a reculé de quatre places et occupe le rang 35. Les 20 premières sont occupées par les pays européens, le Canada et la Nouvelle Zélande. On est loin derrière, tout de même. Et de plus, moins bien placés que la Namibie, Chypre ou le Ghana. Affligeant, affolant, pour un pays qui se dit démocratique.


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