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Carnets d’un vieil amoureux

Publié le 01 décembre 2008 par Goure

Si vous voulez lire un livre original , offrez-vous “Carnets d’un vieil amoureux“. Rassurez-vous , rien de scabreux comme le titre pourrait le suggérer. Un bel appétit de vivre assurément !Et en plus , c’est très bien écrit.

Le 1° janvier 1927, Marcel Mathiot , un jeune homme de 16 ans, ouvre un carnet à couverture de moleskine rouge. C’est le début d’une entreprise qui durera soixante-dix-sept ans, jusqu’à sa mort en 2004, et dont le principe est immuable : il écrit une page par jour, accompagnée d’une date et d’un titre. Marcel Mathiot brasse tous les thèmes de sa vie : l’enfance insouciante, la guerre de 14, le métier d’instituteur fidèle aux principes de Jules Ferry, le Front populaire, l’Occupation, les mensonges de l’histoire et l’amour sous tous ses visages. Lecteur infatigable, il nourrit ses pages d’Épicure, de Montaigne, de Voltaire, de Romain Rolland, d’Apollinaire et des chanteurs poètes… Le 23 janvier 2000, après soixante-huit ans de vie commune, Marcel perd sa femme. Ses carnets lèvent alors le voile sur ses nombreuses et durables liaisons. On découvre un mari plutôt lâche, mais un amant fidèle et sans reproche. Toutes accourent après le décès de son épouse : Hélène, Mado, Lili, et même Emma qui, à 36 ans, lui déclare un amour inattendu… Marcel refuse de porter un costume de vieillard. Tout au contraire, à 90 ans, il est plus fringant, plus séducteur qu’à 20 ans. Écrits dans une langue vigoureuse, ces carnets, bousculant l’image asexuée du quatrième âge, sont un élixir contre le renoncement. Car Marcel ne tient pas pour sagesse la faculté de perdre son indignation. Si sa vue baisse, il n’en estime pas moins que le monde existe toujours et qu’il contient des sources de joie et de plaisir. Un homme définitivement  “né pour être jeune” . (Résumé Amazon)

Je vous copie une page pour vous donner une idée du livre :

28 novembre 2000- La pilule du lendemain au lycée - “Je reste un des rares témoins d’une époque qyui se déroula sur une autre planète. Mon enfance est plus proche de celle d’un enfant du XVII° siècle que de celle de mes petits-fils. Quand on me parle des changements inouïs survenus dans notre vie , on évoque essentiellement  les progrès matériels: Passer du linge lavé  au ruisseau à la machine à laver automatique , du fiacre à cheval à l’automobile, allonger la vie au point qu’être centenaire devient courant. Et marcher sur la Lune: la représentation de l’impossibilité absolue en mon enfance !

Ce qui m’étonne plus encore , c’est la révolution dans le domaine des moeurs. Je suis parti des écoles rigoureusement séparées: garçons et filles; de l’interdiction de parler à une candidate les jours d’examen ; de la mise à la porte d’une institutrice célibataire enceinte; de la honte pour la fille-mère poussée à l’infanticide ;des parties honteuses dont on ne parlait jamais. Et voilà que les gamines de 14-15 ans, ayant eu des relations sexuelles ,ce qui n’indigne personne, vont chercher une pilule à l’infirmerie du lycée pour éviter d’être enceintes. Je ne dis pas que c’est mal , mais pour moi c’est ahurissant. Si , en 1931 , mes petites copines avaient eu cette possibilité.”.. (pages 112/113 - Carnets d’un viel amoureux - Marcel Mathiot - Préfacé par Philippe Delerm - Editions Philippe Rey)

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