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C'est quelqu'un qui vous dit

Publié le 01 décembre 2008 par Nellym67

On va progressivement faire reposer sur la crise tous les prétextes possibles qui justifieront des prises de positions pas très morales, des remises en cause des engagements pris, une répression croissante...

Notre vigilance démocrate est plus que jamais sollicitée.

La démagogie est en oeuvre pour nous faire avaler n'importe quoi. Il y a quelques jours, notre cher Ministre du chômage de l'emploi 7 jours sur 7 jusqu'à 70 ans , Xavier Bertrand essaye de vendre aux plus sceptiques l'assouplissement de la réglementation sur le travail dominical, en prenant quelques accents catastrophistes :  à cause de la crise, "le risque est réel pour des milliers de salariés de perdre 15 à 20% de leur rémunération" dit-il. Pour éviter cela, le gouvernement met donc tout en oeuvre pour nous permettre de gagner plus..., ou au moins de ne pas gagner moins. Et dans le cadre de la lutte contre la précarité, on facilite le recours ... aux contrats précaires :"Si la conjoncture se dégradait encore, nous poserions la question aux partenaires sociaux du recours facilité aux CDD". Ca passe ou ça on se casse...

C'est juste un exemple. On pourrait ajouter les circonstances assez floues de la fermeture des établissements Amora Maille...

Mais le pire, c'est que l'aide à ceux qui en ont le plus besoin est apparemment en ligne de mure de toutes les restrictions budgétaires. Puisque nous "célébrons" aujourd'hui la journée mondiale de lutte contre le SIDA, je voudrais faire partie de ces "quelqu'un qui m'a dit" à notre nouvelle ambassadrice de la cause, Carla Bruni la femme du Président :

33 MILLIONS DE PERSONNES SONT SEROPOSITIVES DANS LE MONDE;
SEULES 3 MILLIONS D'ENTRE ELLES ONT ACCES A UN TRAITEMENT

Kouchner est accusé de couper les traitements SIDA promis à l'Afrique : cf. communiqué. cliquez! 

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On ne peut pas nier que les fonds ont diminué et que nos pays occidentaux ont moins de moyens.

Ce que nous pouvons simplement reprocher aux pouvoirs publics est de nier tout principe de solidarité, de recherche de nouvelles ressources, et d'oublier qu'il y a deux choix pour ceux qui souffrent vraiment : la mort ou la révolte... A situation instable réponse instable.

J'entendais ce matin à la radio que la collecte alimentaire de ce week-end avait été exceptionnellement suivie par la population, malgré la crise, et malgré la baisse du pouvoir d'achat du particulier. Une réelle prise de conscience prend corps actuellement, on remet en cause la toute-puissance de l'argent et on regarde un peu mieux autour de soi, parce que chaque jour les médias nous renseignent sur la misère grimpante et sur l'impact de la crise. Même si toutes les conséquences restent encore un peu floues dans la conscience collective, il faut faire confiance en la capacité humaine de s'adapter et de repositionner sa manière de vivre ponctuellement.

Il est hors de question de renier tous nos ENGAGEMENTS vis à vis des plus défavorisés qui ont moins d'arguments pour se défendre! Il y a des personnes qui se battent pour le pouvoir de vivre pendant que d'autres expliquent leur indifférence par le pouvoir d'achat.

Si l'on accepte cela, on n'acceptera tout le reste, tous les arguments... jusqu'à ce que l'on soit touché personnellement ou au contraire, déshumanisé par une grosse carapace d'indifférence et une couche "protectrice" d'égoïsme... Puis dans quelques années, on dira "plus jamais ça".

C'est quelqu'un qui vous dit, Carla... Ambassadrice de la cause du Sida, vous avez du travail pour défendre votre combat... à la maison pour commencer.


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