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Sabotages à la SNCF, interpellations, outrages : le ridicule ne tue plus.

Publié le 02 décembre 2008 par Juan
Sabotages à la SNCF, interpellations, outrages : le ridicule ne tue plus.Mardi 2 décembre, la justice a désavoué la précipitation sécuritaire et médiatique du gouvernement dans l'affaire ds sabotages à la SNCF. Le "groupe terroriste" de la mouvance ultra-gauche n'est plus: la cour d'appel de Paris a ordonné la remise en liberté de trois des cinq jeunes incarcérés dans l'affaire des sabotages des lignes TGV.
Comment croire à des menaces sérieuses ?
En libérant 3 des 5 suspects interpelés, la justice reconnaît que la menace n'était pas ce qu'elle était. Les prétextes avancés pour maintenir le chef présumé de la "cellule invisible" et sa compagne apparaissent cocasses par leur ampleur ; rien ne manque à la liste :  risque de récidive, de communication avec le reste du groupe, et de fuite. Le spectacle à l'audience fut d'ailleurs grandiose : selon plusieurs témoignages, les cordons de gendarmes et CRS étaient hors proportion, à l'image de cette affaire et une trentaine de proches et soutiens des accusés criaient : "Libérez les prisonniers !" Cette affaire est en passe de devenir l'une des plus ridicules de la Sarkofrance ! "Railway-gate" écrivions-nous il y a quelques semaines, en "hommage" au Watergate.
Comment croire Sarkozy ?
Lors de sa journée de RTT, lundi 1er décembre, le président français a fait communiquer une raction démagogique par les services de l'Elysée : il "comprend l'émoi suscité" par l'arrestation brutale au petit matin, jusqu'à la double fouille au corps, du journaliste de Libération Vittorio de Filipis. Il désavouait ainsi ses deux ministres Alliot-Marie et Dati qui justifiaient le matin même sur les ondes la légalité de l'opération. Et voici notre Monarque qui récupère l'affaire:
Il rappelle qu'il a demandé à Madame le Garde des Sceaux de mettre en œuvre les propositions de la commission Guinchard qui préconise notamment la dépénalisation de la diffamation.
Le projet de loi qui le prévoit sera examiné par le Parlement dès le début de l'année 2009.
Par ailleurs, il a confié à la commission présidée par l'avocat général à la Cour de Justice, Philippe LEGER, la mission de travailler à la définition d'une procédure pénale modernisée et plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes.
Il souhaite notamment que la confusion des pouvoirs d'enquête et juridictionnels soit réexaminée.
Pour un président qui use et abuse, comme certains élus de sa majorité, des plaintes en diffamation (SMS, publicité Ryanair, poupée vaudou), la situation est ... cocasse. N'étant pas juriste, je me risque à une interprétation: Nicolas Sarkozy émet une disnction subtile entre la diffamation et l'outrage.
Le bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris a dénoncé des méthodes dignes du franquisme et de la Grèce des Colonels.
Le très respectable Maître Eolas se permet à l'occasion d'émettre un avis discordant : la procédure était somme toute légale.
Est-ce vraiment le sujet de cette triste affaire ?&alt;=rss

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