Annick du Roscoät
La présidente du CNI sera donc opposée à Philippe de Villiers comme le souligne Minute :
"C'est Annick de Roscoät en personne, la présidente du CNI, qui affrontera Philippe de Villiers (...) "Lui et moi ne sommes pas sur le même créneau, nous explique-t-elle. Six mois avant une élection, il crie partout, se démène. Mais après, on ne le voit plus (...) Et pourquoi diantre, l'alliance n'a-t-elle pas été possible avec le MPF ? En 1998, aux élections régionales, poursuit Annick de Roscoät, le CNI a présenté des candidats communs avec Villiers sous l'étiquette Droite indépendante. Le président du CNI de l'époque, Olivier d'Ormesson [ancien député Front National, Ndlr] avait une entière confiance en Philippe de Villiers. Il me confiait : "Villiers m'a dit que j'étais son père spirituel. Je le laisse négocier la répartition des sièges au conseil régional au mieux de nos intérêts communs. Résultat : il n'y a eu que des conseillers MPF ! Alors chat échaudé craint l'eau froide ! " Contacté par Minute, le MPF n'a pas voulu commenter ces propos jugés "sans importance". "
Cela commence à faire beaucoup de monde à droite de l'UMP. Certes, les électeurs n'auront que l'embarras du choix (FN, MPF, CNI, DLR, dissidents FN...) mais obtiendront-ils des députés sans s'unir ? Rien n'est moins sûr, et de moins en moins...
