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Fantômes et samouraïs

Publié le 10 décembre 2008 par Iti1801

Fantômes et samouraïsComme bien souvent, alors que je flanais dans une librairie, un livre a attiré mon regard. D'après la quatrième de couverture, il est question de « déduction à la manière de Sherlock Holmes » (ce qui ne peut me laisser indifférent) et de la narration des « exploits d'un détective dans le Japon du XIXe siècle ». Ni une ni deux, je me procure le bouquin pour m'y plonger avidement.

Et je dois dire que j'ai été pour le moins déçu... Pas autant que La possibilité d'une île, ni même L'Acte d'amour, mais quand même un peu... Que voulez-vous ? Je m'imaginai parcourir une version nippone du juge Ti (que j'adore – les originales, j'entends...), donc forcément, à trop se faire des films tout seul...

Ce n'est pas tant la forme – il est ici question de nouvelles – qui m'a posé problème que la manière dont l'intrigue est déroulée. Comme on a affaire ici à des nouvelles, le lecteur ne peut être au courant de tous les faits, et bien souvent il ne suit pas toutes les pensées ni les observations du personnage principal. Ce qui entraîne une certaine frustration lors de la résolution de l'enquête (et ce dès la première nouvelle, ici...) - peut-être est-ce également le cas lorsqu'on suit les aventures du plus fameux détective anglais du XIXe siècle, mais je ne m'en souviens pas, ayant lu ses exploits lorsque j'étais en cinquième...

Faut-il pour autant ne pas se précipiter sur ce livre ? Voire le jeter aux oubliettes ? Non, trois fois non !!! parce qu'il est une mine d'information pour qui s'intéresse au Japon en pleine mutation de l'ère Meiji – i.e entre le shogunat, système féodale, et l'ouverture sur l'Occident et la modernité. L'auteur, avec sagacité, transporte le lecteur à cette époque, en lui permettant de se mettre à la place du narrateur – journaliste du début du XXe siècle qui n'a pas vécu cette époque, mais s'enquière régulièrement des énigmes auxquelles à pu être confronté le détective Hanshishi. On assiste ainsi aux différentes fêtes importantes de l'époque, mais également à la déchéance de la caste des samouraïs qui ne deviennent bien souvent que de simples guerrier qui ne peuvent plus donner libre court à leur sabre et sont bien obligés de trouver d'autres moyens de subsistance, ainsi qu'aux préjugés des femmes de l'époque, qui, bien souvent, étaient tenues de rester bien sagement à la maison et ne connaissait rien du monde qui les entourait...

Si on veut se renseigner sur les us et coutumes du Japon d'antan, en prenant du bon temps, je ne peux que conseiller ce recueille de nouvelles, qui se lisent agréablement. Si on cherche absolument à se mettre un polar sous la dent, on risque, en revanche d'être déçu... De toutes les façons, ce sera toujours moins pire que le Cauchemar nippon...


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