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Pathétique

Publié le 16 décembre 2008 par Jeanyvessecheresse
MARIE-GEORGES%20BUFFET.jpgMarie George Buffet a ressenti une « immense fierté » à l’issue du Congrès du PCF dimanche à la Défense. Mais de quoi peut elle être fière ? de sa réélection pour la quatrième fois à la tête d’un parti qui prend l’eau de toute part ? Car il n’y a vraiment qu’elle pour avoir connu quelque chose de grand ce week end. Ce congrès, en effet, n’aura ouvert aucune piste nouvelle ni la moindre avancée politique. A moins de considérer comme un grand moment pour la gauche l’accord avec la formation balbutiante de J.L Mélenchon dont le seul objectif réside dans l’improbable élection de ce dernier aux élections européennes. Pire, le PC sort plus divisé que jamais de ce congrès car ce n’est pas la formule langue de bois de l’ »Humanité » : l’unité sans unanimisme qui cachera la forêt de désaccords qui existent entre les tenants de la ligne officielle, les unitaires, les orthodoxes et les identitaires. En fait la lente agonie du PCF va se poursuivre à travers une ligne d’extrême gauche plurielle que la secrétaire nationale, élevée au biberon de la gauche plurielle, tente de prolonger alors que ce n’est plus à l’ordre du jour. Avec de tels objectifs et en ne laissant pas la main à le tête du Parti, Marie George Buffet étouffe toute velléité de sursaut de la part des communistes. La déclinaison en pente douce va se poursuivre jusqu’à toucher le fond. Certes l’ancienne ministre des sports n’aura fait qu’accompagner ce mouvement mais elle n’aura rien imaginer pour le stopper et au mieux l’inverser. Car il faut rendre à César ce qui revient à Georges Marchais, le véritable fossoyeur du PC. Arrivé à la tête d’un parti alors au cœur de la montée de l’union de la gauche, un parti qui avait…

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