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Mon père, ce docteur House

Publié le 16 décembre 2008 par Juval @valerieCG

MédecinMon père était médecin. Pour vous situer, il a fait ses études vers 1946 ce qui nous laisse espérer que ca a un peu changé depuis .

Le médecin ne raisonne pas comme nous, vulgus pecus de la santé. Une photographie de furoncle le fait se marrer deux heures et il estime que tout le monde a les mêmes centres de rigolade.

Je me souviens avec émotion de l’intégrale des maladies dermatologiques que mon masochisme m’avait fait consulter. (note ; ca reste néanmoins un moyen efficace pour maigrir).

Maladies vénériennes

L’enfant de médecin souffre donc de deux tares.
- le syndrome de l’étudiant de 1ere année. Il a à peu près toutes les maladies du monde et sait poser un diagnostic dessus (”cancer métastasé au foie, 3 mois à vivre”).
- la faculté à raconter des histoires sales à table (là vous auriez du comprendre depuis longtemps que je suis fille de medecin).

Je me souviendrais toujours du jour ou mon père après nous avoir raconté un accouchement épique, que je vais taire d’ailleurs, je ne tiens pas à être responsable de la chute de la natalité française. D’un coup il nous avait sorti une aiguille courbe “servant à recoudre après une épisio”. Le rôti dominical a soudain semblé être composé d’un émétique quelconque vu la tronche du copain. C’est peut être là d’ailleurs que j’ai décidé de rester nullipare ; allez savoir.

Maternité

Je vous ai déjà raconté que mon père avait un cendrier (oui un médecin fumeur c’était la bonne époque) fait avec une calotte crânienne ; ca vous laisse entrevoir que c’était un joyeux drille.

Jusque là rien de surprenant tous les proches de médecin ont des histoires semblables à raconter (enfin je l’espère ; sinon ca laisse entendre que mon père n’était pas normal).
Les choses se sont corsées un jour.
J’ai le gène de la curiosité ; oui comme toutes les femmes, ca date de la préhistoire). J’étais donc tranquillement en train de farfouiller dans le garage familial pour retrouver des lingots d’or ou du beurre vendu aux allemands.

Voilà que j’avise un sac poubelle de 100 litres qui fait crac crac comme du petit bois. Vous comprenez depuis pourquoi j’ai produit cette image.

Landru

N’écoutant que mon courage (oui peu de gens plongent la main dans un sac poubelle plein), j’attrape le contenant.
- “Oh mais qu’est ce que cet objet long, un peu bruni avec des curieuses extrémités dilatées. Ne serait ce pas un fémur ?”
(ou un cubitus je ne suis pas anamato-pathologiste) ;
J’ai rarement eu des os dans les mains (non personne ne fait de blagues d’autant que cela serait anatomiquement faux).

Je lâchais tout dans un immense hurlement à base de “mon père c’est Guy Georges”.

J’ai ensuite découvert que c’était son squelette d’étudiant en médecine. Oui il paraît qu’à l’époque, les étudiants avaient leur squelette personnel. Ou mon père recelait un cadavre va savoir.


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