Je roulais sur l’autoroute, revenant de voir ma mère, qui vit en cette station balnéaire du bord de la Méditerranée qui a des habitations pyramidales. J’écoutais la radio. Ça s’appelait « Cosmopolitaines » et la journaliste interviewait Werner Herzog ,
dont je me souviens avoir lu le récit de sa marche à pied de Münich à Paris, pour sauver son amie, historienne du cinéma : s’il faisait ce pèlerinage à pied et s’il arrivait avant telle date, elle serait sauvée. Elle a été sauvée. Elle a vécu encore dix ans de plus. Beau succès.
Il paraît qu’à Beaubourg, on va faire une rétrospective complète de son œuvre et il sera là parfois pour commenter.
C’était bien. Il refusait toutes les catégories où on voulait le caser, ni aventurier (quelle horreur !) ni artiste (quelle prétention). Il disait surtout qu’il n’avait jamais eu la simple idée d’un plan de carrière et que même ses films obéissaient à une mise en perspective qu’il n’avait jamais recherchée.
Werner Herzog vient de sortir un « documentaire » (mais il récusait le terme aussi, afin de nous éviter de croire qu’il faisait des films « comme ceux qu’on voit à la télé », il a même dit : « pourquoi pas de la politique, aussi, pendant que vous y êtes ! ») qui doit être passionnant, sur la vie d’une poignée de scientifiques dans l’Antarctique.

