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Choisir

Publié le 23 décembre 2008 par Didier54 @Partages
Choisir la philia comme fondement d’une politique, c’est donner raison à Aristote pour qui l’homme est un zoon politikon, un animal naturellement sociable, contre Hobbes pour qui l’homme est un loup pour l’homme. Cette sombre idée sert de fondement à notre marché, centré sur le calcul et les intérêts de chacun. C’est le règne de la méfiance, par opposition à celui de l’amitié. (...)
Choisir la philia c’est aussi choisir d’accorder la primauté dans l’État et dans le marché à l’accomplissement des personnes. (...) Qui donc n’a pas eu l’occasion de s’émerveiller des résultats obtenus par une équipe d’êtres libres et amis les uns des autres travaillant à leur rythme et en réseau à une oeuvre qui a un sens?
Choisir la philia c’est inviter les États et les entreprises à accorder plus d’importance à la confiance. Un responsable du service des achats surveillé par une personne plutôt que par cinq sera plus tenté de tirer des avantages personnels de son poste, mais pour un qui succombera à cette tentation, et qu’il sera facile de congédier, neuf seront plus heureux et plus productifs.
Choisir la philia c’est s’engager à substituer l’humanité des choix amicaux à la rectitude des choix bureaucratiques. (...)
Choisir la philia c’est inviter les gens à organiser leur temps privé de façon à ce qu’il y ait place pour le dialogue et la réflexion sur le sens de la vie. C’est inciter l’État à organiser le temps public selon les mêmes principes. (...)
(J.D)
Texte de Jacques Dufresnes copié collé depuis l'encyclopédie AGORA.

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