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Interpellation de deux étudiants de l'université de Corse

Publié le 23 décembre 2008 par Cpaoli
Interpellation de deux étudiants de l'université de Corse Deux étudiants appréhendés sur le campus de notre université ont été remis en liberté jeudi après-midi. Notre université a été fermée en solidarité et notre président, Antoine Aiello, nous propose "l'organisation d'Assises consacrées à l'exercice de la justice et des droits fondamentaux de l'individu dans une démocratie moderne".

Très bonne initiative que de proposer ces assises. N'omettons pas que la Corse n'est pas la seule touchée par les dérives policières actuelles.

On peut citer :

  • L'interpellation musclée du journaliste de libération concernant une plainte en diffamation :

Vittorio de Filippis, a vu débarquer chez lui au petit matin, des policiers qui l'ont menotté devant sa famille et emmené au tribunal de Grande Instance de Paris. Fouille au corps, garde-à-vue durant cinq heures.
Tout ça pour une plainte en diffamation ! Jack Lang a pris sa plus belle plume pour s'adresser à Rachida Dati : « La France est-elle encore un Etat de droit ? (…) J'ai honte pour notre pays ».

  • La descente de gendarmes à l'école des Métiers de Auch : Seize hommes accompagnés de chiens anti-drogue ont fait irruption en plein cours à l'école des Métiers d'Auch.

Le récit incroyable d'un prof choqué : « Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. [Il] mord le sac d'un jeune à qui l'on demande de sortir… Je veux intervenir, on m'impose le silence. Une trentaine d'élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d'enlever leurs chaussettes, l'un d'eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs. Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l'élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu'il peut toujours porter plainte. Ailleurs, on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : “Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l'hosto”. Je me dis qu'en 50 ans, je n'ai jamais vu ça. Ce qui m'a frappé… c'est l'attitude des gendarmes : impolis, désagréables… sortant d'une classe de BTS froid-climatisation en disant : “Salut les filles !” alors que, bien sûr il n'y a que des garçons, les félicitant d'avoir bien “caché leur came et abusé leur chien”. C'est en France, dans une école, en 2008.»


Sources :
www.liberation.fr
www.ladepeche.fr
www.repression.fr




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