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Bons baisers de Bruges

Publié le 06 janvier 2009 par Elgade
Bons baisers de Bruges est un de ces films qui créent la surprise et interpellent dès les premières images. Un film de caractère. Une identité particulièrement marquée, une griffe signée de la main de Martin McDonagh, autant dire d'un inconnu.
Bons baisers de Bruges relate la fuite de deux tueurs à gages vers une terre d'exil qu'ils n'ont pas choisie: Bruges, forcément. Sur fond de carte postale rustique et chaleureuse, c'est une comédie qui se dessine et prend forme sous vos yeux... et sur les pavés de la vieille ville.
Le scénario est parfaitement maîtrisé et ne contient aucune (j'insiste sur le "aucune") fausse note. Il faut parfois savoir le reconnaître, c'est un véritable petit bijou dont la beauté s'exprime non seulement dans la rareté de l'objet mais aussi dans ses arêtes subtilement polies et taillées par la main de l'homme. Pas de grandiose coup de théâtre, non plus d'effet spécial à vous dilater les pupilles. Un scénario simple, droit, abouti.

Abouti comme la mise en scène qui nous imprègne d'une atmosphère indescriptible, dans la brume nocturne de Bruges. Humide, froid mais chaud à la foid, intemporel, suspendu. Et bien sûr, drôle. Un humour toujours présent. Rarement dans les dialogues, souvent dans les gestes, toujours dans les situations. Fin, très fin.
Le tout est livré dans un petit écrin qui en surprendra plus d'un : Colin Farrell. Cette tête d'oeuf pointé de beauté à la Cindy Crawford (ou presque) et abonné aux films à gros budget (vous remarquerez que j'ai évité de dire "Blockbuster" car j'ose espérer que SWAT n'en est pas un...). Ici, un Colin Farrell tout en simplicité qui joue de ses expressions faciales - de ses yeux notamment - au service de la comédie. Un Colin Farrell qui joue la leçon du comique de situation: MAGISTRALE. Soulignons également son acolyte Brendan Gleeson qui est un formidable partenaire et porte sur lui les traits qu'il faut sans qu'il soit nécessaire d'en dévoiler davantage...
Ce film est une véritable révélation, que ce soit au niveau du scénario, au niveau de la réalisation ou au niveau des acteurs. On y découvre un nouveau cinéma. Pourquoi pas un Chaplin des temps modernes. En deux mots: Châpeau bas!
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