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Titi - Sur la Musique Sénégalaise : Si on peut faire un peu celle que je fais. Parce que , si tu écoutes ma musique, tout y est

Publié le 10 janvier 2009 par Black2004

Titi, était ŕ Abidjan il y a quelques semaines. A la faveur du concert hommage ŕ Myriam Makeba le vendredi 5 décembre dernier au Palais de la Culture ŕ Treichville. Causerie avec la nouvelle voix de la musique sénégalaise.

• C’est ton tout premier voyage ŕ Abidjan

- Oui ! C’est mon tout premier voyage. Je ręvais aussi ętre un jour ŕ Abidjan. Mais il faut dire que j’avais peur. Pas ŕ cause de la crise. Mais parce que je n’y suis jamais venue.

• Qui était pour toi, Myriam Makeba ?

- Je ne l’ai pas connue comme d’autres. Mais c’est plutôt ŕ travers la télévision, les radios, la chanteuse Coumba Gawlo que je l’ai connue. Mais il faut dire qu’on a perdu une grande dame, une grande valeur, une richesse immense qu’on remplacera peut-ętre difficilement. Parce que Myriam Makeba était la maman de la musique africaine. Qui a représenté beaucoup de pointures de celle-ci (la musique africaine). Sa disparition est une grande perte pour nous. Ç’a été un grand plaisir pour moi de venir participer ŕ ce concert hommage de cette diva de la musique africaine.

• Qu’est-ce qui t’a marquée au cours de ce concert ?

- Le public. Les gens ont aimé le show. Ils ont bougé, dansé avec tous les artistes. Mais j’ai remarqué qu’ ils ne voulaient pas que j’arręte ma prestation. Ça m’a vraiment touchée ! C’est quelque chose de grand pour moi .

• Ton nouvel album s’intitule «façon». Comment se comporte-t-il sur le marché du disque sénégalais ?

Il faut dire que c’est mon troisičme album. Il cartonne au Sénégal. Le premier, c’était en 2004. Le second en 2005.

• Que veux-tu dire par «Façon» ?

- Par «façon» je voudrais parler de la vie, des gens, la maničre de dire et de faire quelque chose, de penser, de voir, le comportement des gens. Pour moi, tout est façon. La vie est pleine de façons.

• Ta façon ŕ toi, c’est quoi ?

- (Rires !) En tout cas, moi, je peux dire que j’ai beaucoup de façons. Parce qu’une chose est sűre, c’est que je ne sais pas ce que je dois faire demain. Seul Dieu sait ce que je dois réaliser demain. Ma façon, c’est de faire du bien. Plaire aux gens, faire de mon mieux. Que tout le temps, on dise du bien de moi.

• Tu as mis trois ans avant de sortir «Façon». Pourquoi ?

- Je tourne beaucoup. Et puis moi, je dis toujours que je ne suis pas pressée de sortir un album. Il y a aussi que tout ce que je fais dépend de la volonté de Dieu.

• Parle-nous de tes débuts dans la chanson ?

- C’était difficile ! Parce que mes parents ne voulaient pas. Nous ne sommes pas une famille de griottes, danseuses, ni de chanteuses. J’étais la seule qui voulait embrasser ce métier. C’était trop difficile pour moi. Je m’échappais pour aller faire mes répétitions. J’avais un grand frčre qui me défendait quand je me cachais pour aller aux répétitions. C’était mon avocat. Il me disait : «Vas-y ! A 16 heures, il faut que tu sois ŕ la maison.» C’est de la sorte que j’ai été dans ce métier. Je me cachais. Aprčs, mes parents ont compris et ils m’ont laissé faire. Quant aux études, je les ai laissées trčs tôt.

• Titi chante beaucoup les hommes. Sont-ils un fonds de commerce pour toi ? Ou une expression de ta gratitude envers eux pour services rendus ?

- Non ! C’est une habitude pour moi. Et puis, si Dieu te destine ŕ quelque chose, tu ne peux pas l’éviter. Il faut dire que je chante aussi pour les femmes. J’ai un titre qui leur est dédié : «Droit d’amour». Lŕ, on réclame le droit aux femmes. Je ne sais pas pourquoi je ne chante pas beaucoup la femme. Peut-ętre que c’est l’ inspiration qui est partie vers vous les hommes( Rires !). Je ne sais pas quand la tendance va ętre renversée. Parce que chaque fois qu’on sélectionne les chansons, ça tombe toujours sur les hommes. Ça ne me dérange pas. C’est un grand plaisir pour moi.

• Pour toi, qu’est-ce qui a changé dans la musique sénégalaise ?

- Pour moi, elle évolue. Mais si on peut essayer de se pencher davantage sur la qualité, ce serait encore mieux ! Si on peut faire un peu celle que je fais. Parce que , si tu écoutes ma musique, tout y est. C’est-ŕ-dire, je souhaiterais qu’on fasse quelque chose que tout le monde pourra écouter. Pour moi, c’est ce qui est important. Il faut quelque chose de qualité. Qui dure .Qui traverse les temps.

• Parle-nous de ta musique ?

- On retrouve dans mon fond musical du mbalax, du reggae, du ragga, du jazz, de l’afro, etc. C’est pour cela que mon nouvel album s’appelle le «Malax électronique».

• Titi et l’école ?

- Je n’aimais pas l’école. Ce qui me déplaisait, c’était de me lever trčs tôt pour aller ŕ l’école. Ça, je n’aimais pas ça du tout. J’avais des maux de tęte avec les matičres. Parce que c’était difficile. Je ne voulais pas me fatiguer ŕ apprendre. J’ai préféré la chanson ŕ l’école. Aujourd’hui, je ne regrette pas.

• As-tu un secret pour ętre aussi toujours belle ?

- (Rires !) Je voudrais le garder pour moi. Mais comme tu insistes, je vais te donner un petit bout. Je m’habille bien. Je veux ętre toujours belle lŕ oů on m’attend. Pour faire aussi plaisir au public et aux gens que je rencontre.

• Quel est ton message pour l’année nouvelle ŕ l’Afrique et aux Chefs d’Etat Africains ?

- A tous les Chefs d’Etat d’Afrique, que Dieu leur donne la force de nous guider, de nous aider , nous les jeunes, pour qu’on puisse travailler, goűter aussi aux plaisirs de la vie. Que la paix rčgne partout dans le monde. Que chacun ait les moyens financiers pour réaliser ses ręves. (Titi est rentrée d’une tournée européenne : Marseille, Paris, Genčve, Torino, Rome, Londres , Barcelone, etc., la semaine derničre.)


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