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les choses venir et aller

Publié le 10 janvier 2009 par Lironjeremy

Le fait est que l’on parcoure un livre de Walser comme on ballade en filant très négligemment, et ce faisant très librement aussi, toute sorte de pensées légères. Le dessin charment d’un sentier entre les arbres, comment filtre le soleil à travers les nuages, et la quiétude que l’on en recueille. On se soucie peu de forme et moins encore de structure. On laisse les choses venir et aller, nous traverser tandis que nous les traversons, sans autorité. Un moment même les pensées semblent s’estomper, n’être plus que regarder en soi le monde qui est dans sa banalité dévorante, naïve. Chose curieuse que l’auteur consente à se laisser défaire de ce qui semblerait le légitimer. Il paraît si facile de rêver, et si difficile de faire une forme d’après ces errements.

Moi j’attendais que rissole ma portion de fritte, la viande à kebab tournait lentement entre les grils. Il y avait cette grande photo d’ouvriers faisant leur pause tout le long d’une poutrelle élancée sur le vide. Les immeubles tout nuancés de gris en trame serrée pour conclure le vertige. Je notais deux inscriptions émergeant des géométries mutiques : essex hotel et une autre dont je n’ai plus mémoire. J’y revenais de mes yeux pendant la cuisson de ma barquette de fritte comme on tourne dans sa main un objet agréable. Je ne saurais dire ce que je trouvais d’attendrissant dans ce tissus étroit et gris, je voulais écrire un portrait de la ville.


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