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Jour de sacre : l’amerique en liesse pour obama

Publié le 20 janvier 2009 par Black2004

Bravant le froid, des centaines de milliers de personnes sont venues ŕ Washington acclamer Barack Obama, avec autant de ferveur que Bono, Bruce Springsteen ou Beyoncé, qui célčbrent le premier président noir des Etats-Unis au pied du monument érigé ŕ Abraham Lincoln.

WASHINGTON - Avec l’investiture de Barack Obama, Washington s’est métamorphosée et ses rues ont été envahies par les Américains et les touristes étrangers venus participer aux festivités. Le Lincoln Memorial, oů Barack Obama a déjŕ pris la parole dimanche avant un concert qui a réuni une pléiade de stars, est littéralement pris d’assaut par des milliers de personnes. Un policier de la ville, pourtant habitué aux investitures présidentielles, n’en revient pas. "On fait ça tous les quatre ans, mais cette année, c’est spécial", dit-il, posté non loin de la Maison Blanche. "Il y a beaucoup plus de gens, de voitures, observe-t-il. C’est la premičre fois qu’il y a un président afro-américain et on dirait que la ville est plus excitée que les autres fois."

Une affluence qui fait les affaires des innombrables marchands ŕ la sauvette qui ont fleuri ŕ chaque coin de rue de la capitale, proposant la panoplie complčte de l’admirateur d’Obama : badges, posters, casquettes, bonnets, écharpes... "Cinq dollars, le tee-shirt, cinq dollars !", harangue une vendeuse installée en face de la Maison Blanche. Les tee-shirts, ŕ l’effigie du président élu et barrés de la mention "un moment historique", s’arrachent. Jin Wook, un touriste sud-coréen, arbore fičrement le sien. "C’est mon premier voyage ici et je suis super content. Je ne suis pas Américain mais je pense que c’est un moment historique." Historique. C’est le mot qui revient dans toutes les bouches et la raison qui pourrait expliquer le sentiment de joie et de fęte qu’on peut lire sur les visages, entendre dans les rires et les conversations de tous. Jet Belgraver est venue spécialement de Toronto, au Canada, pour assister ŕ l’investiture. "Quand Obama a gagné, j’ai envoyé un email ŕ un ami qui vit ici pour voir si je pouvais venir", raconte cette productrice de télévision. "Męme si ça sonne +cliché+, je veux ętre témoin de l’Histoire. C’est un tournant pour ce pays et je veux en faire partie. Ca va ętre fantastique !", lance-t-elle.

George Reinalds a, lui, fait le chemin depuis le Detroit (Michigan, nord). "Je pourrai dire ŕ mes enfants que j’étais lŕ", dit-il. Obama "va redonner au pays le rang qu’il avait auparavant. Il est suffisamment fort pour gérer la situation, il va prendre des décisions difficiles. Parce qu’il est comme nous, il n’est pas riche, et il ne fait pas ce travail pour l’argent". Devant les grilles de la Maison Blanche, une pancarte brandie par un couple d’Américains rencontre un franc succčs : "Bush est dehors. Mission accomplie", en référence ŕ la banničre du président sorti déployée en Irak. Tout autour de la résidence de la présidence, les préparatifs se poursuivent en vue de l’investiture, aujourd’hui. Des ouvriers terminent l’installation des gradins sur le passage du défilé, et les immeubles alentours ont été décorés avec des drapeaux américains. Męme le bâtiment de la Croix-Rouge américaine arbore une grande banderole souhaitant la "bienvenue" ŕ Barack Obama.


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