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Ou investir en 2009?

Publié le 13 janvier 2009 par Boursomax
Ou investir en 2009? Après une année 2008 catastrophique et qui restera dans les annales de la finance, que peut on espèrer pour 2009?
Le marché est toujours atone (moins de 3 milliards d'euros échangés quotidiennement) et après une petite poussée haussière durant la trêve des confiseurs, les mauvais chiffres de l'emploi US (-524 000 emplois en décembre et hausse du chômage à 7.2%) ainsi que les premiers résultats catastrophiques des entreprises ont douché l'enthousiasme de ceux qui tentaient de se replacer. Une nouvelle purge est elle à prévoir?

Il ne fait aucun doute que le nouveau cru boursier sera explosif. Aucune nouvelle macroéconomique n'est venu apporter un semblant de soulagement. Malgré les mesures très fortes prises par les gouvernements, bien décidés à éviter une nouvelle crise de type 1929, la frilosité des acteurs économiques, banques en tête, reste patente. Or l'argent constitue bien la lymphe de l'économie. Empoisonnée par les actifs toxiques causés par une titrisation excessive et incontrôlée, l'économie subit aujourd'hui une terrible saignée: près de 1200 milliards de dollars envolés. En finance, on appelle cela le deleveraging. Or celui ci pourrait prendre du temps, beaucoup plus que ce qui est annoncé traditionnellement, c'est à dire éclaircie au second semestre après 6 pemiers mois chaotiques.
A titre de comparaison, on sort de la crise de 1929 à partir de 1933/1934 avec le New Deal de Roosevelt. Or en 1929, il n'y avait point de CDS, CDO, CLO et autre SIV à purger...

Assisteron t'on à un nouveau "new Deal" avec Obama?
une chose est sûre : à chaque fois que le futur président qui entrera en fonction le 20 janvier prend la parole, la Bourse s'enflamme. On avait l'oracle d'Oklahoma (alias warren Buffet), voici le nouvel oracle Obama !
Parmi ses premières mesures, une relance de l'économie par les investissements dans l'énergie (comme anticipé par Jacques Attali), une aide aux ménages en détresse et une incitation fiscale pour la création d'emploi. Surtout il tient à assurer un meilleur contrôle des dépenses du TARP (Troubled Assets Relief Program) et de ses bénéficiaires : après les banques, nationalisées de fait ou bien digérées par des grandes banques de réseau, les industriels automobiles ont pu y accéder pour boucler leur fin d'année. En sera t'il de même pour les prochains mois? Rien n'est moins sûr. La faillite d'un GM ou d'un Crysler entraînerait la fermeture d'une multitude de sous traitants et de fournisseurs provoquant un nouvel afflux de chômeurs. A côté de cette économie réelle, l'impact sur l'économie financière serait également catastrophique via la spéculation sur les CDS.

Du côté des nouvelles un peu moins mauvaises, les différents plans de sauvetage des Etats Unis, de l'Asie et de l'Europe devraient commencer à voir leurs effets infuser dans l'économie et à porter leur premiers fruits : d'abord une remontée de la confiance, traduite ensuite par une timide reprise des données macroéconomiques. Ensuite le pétrole : avec une baisse du pétrole de plus de 50% en 1 an, c'est 1% de PIB gagné par les consommateurs américains. De plus avec un politique de taux zero pratiquée par la FED, la demande de refinancement de crédits hypothécaires a explosé (plus forte demande depuis 2003) : ceci plaide en faveur d'une stabilisation du marché de l'immobilier.

Dans ce contexte incertain, nous anticipons durant le premier trimestre un retour sur les plus bas de 2008 (à 2800 points), dans le sillage des résultats annuels des sociétés lourdement pénalisées par un 4eme trimestre atone. Ne soyons pas dupes: beaucoup en profitent également pour "charger la barque". dans ces conditions, les effets de base seront favorables en 2009...mais seulement à partir du 3eme trimestre !

Pour vos investissements, pas de pécipitation.
Comme les banquiers le montrent, "cash is king". Les propositions pour attirer le chaland et ses liquidités se multiplient entre livret A boosté, la rémunération promotionnelle des fonds en euros d'assurance vie et autres super livrets. Il est judicieux d'en profiter.

Autre placement alternatif, la conjoncture actuelle signe le grand retour des obligations. Placement méconnu du grand public, le marché de la dette privé offre de très belles opportunités. Ainsi on peut trouver de l'obligation Vivendi échéance 2014 à 7.75% ou encore Daimler échéance 2014 à 7.45%
Pour les moins aguerris ou ceux qui ne disposent pas d'un accès obligataire via leur courtier, reste la solution des fonds obligataires tels que LFP Convertibles 2010 qui offre un rendement de 5.10% !

Enfin, pensez à utiliser l'inusable tracker BEAR (BX4) qui réplique à l'inverse la performance du CAC 40 et qui affiche un rendement 2008 de 80% ! Achetez dès que le CAC dépasse les 3300 points et revendre lorsqu'il passe en dessous de 3100 points
A l'inverse, sous les 3100 points, achetez le L40 (effet de levier positif de 1.6X la progression du CAC) pour profiter du rebond.

A tous nous souhaitons une excellente année 2009 !



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