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Communiqué du Comité Citoyen Romainvillois sur le C.A.R.

Publié le 23 décembre 2008 par Maurice Puault

Sur « la mise à mort du club de football de Romainville »

Communiqué du Comité Citoyen Romainvillois sur le C.A.R.

Politique et déraison, le créneau du maire



Le Comité Citoyen Romainvillois tient à exprimer son soutien au club de football de Romainville, le CAR, et plus précisément à tous les bénévoles et dirigeants de cette association sportive, créée en 1967. La subvention de fonctionnement versée par la municipalité chaque année au mois d’avril vient d’être divisée par 2 selon le choix du maire et par un vote solidaire de sa majorité, lors du conseil municipal du 17 décembre !

Ni le conseiller municipal délégué au sport, ni le maire n’ont donné d’explications à ce choix politique grave de conséquences ou n’ont daigné répondre aux nombreuses questions posées par le président du Comité Citoyen Romainvillois, Stéphane Weisselberg.

De fait, dès le début du mois de janvier 2009, toutes les équipes de jeunes, mais aussi de seniors et de vétérans verront leurs matchs de championnat remis en cause. Alors que la saison est commencée depuis le mois de septembre, alors qu’une lettre de M.  Calsat, l’élu au sport, datée du 20 mai 2008 annonce l’octroi d’une subvention de 22867 euros sans qu’aucune autre ne soit venue la contredire depuis, 350 jeunes sont pris en otage de ce qu’il convient bien d’appeler « le fait du prince » (en l’occurrence, le prince est ici une tzarine).

Nous lisons désormais sur certaines déclarations de parti politique de la majorité municipale que les comptes du club seraient opaques et présentés à plusieurs reprises avec des chiffres différents ! Ces accusations sont graves, car elles jettent la suspicion sur le club et portent atteinte à la probité ainsi que la crédibilité de ses responsables.

Il s’agit là en effet d’argent public et chaque élu a forcément le souci de sa bonne utilisation ; les membres du Comité Citoyen Romainvillois ont largement montré que c’était une de leurs priorités dans l’exercice de leurs responsabilités depuis 2001.

Dès lors, soit des irrégularités ont été constatées et assumer ses responsabilités consiste à porter plainte pour détournement d’argent public, soit ce n’est pas le cas et ces accusations sont de la pure diffamation.

Quoi qu'il en soit, trois choses sont certaines :

Aucune de ces informations n’est venue étayer les débats du conseil municipal puisque le seul argument affiché par le maire fut un mutisme méprisant et incompréhensible.

D’autre part, décider unilatéralement de diviser la subvention par 2 ne peut être la réponse appropriée aux problèmes évoqués : être rationnel et cohérent commande de la clairvoyance, du discernement et un rapport entre la faute commise et la sanction prise.

Enfin, quand bien même les comptes de résultats 2007/2008 du CAR football présenteraient « des anomalies », nous ne comprenons pas pourquoi les footballeurs et leurs équipes en subiraient les conséquences !

En ces temps où on ne respecte pas la présomption d’innocence de certains élus de la République, il serait opportun de ne pas accuser qui que ce soit sans preuve !

Si « assumer son vote » signifie accepter de remettre en cause ses propres engagements et n’avoir aucun scrupule à remettre en cause l’activité sportive de centaines de jeunes, ce n’est pas notre conception de l’exercice du pouvoir.

Si « assumer sa participation à une majorité », c’est avaler des couleuvres puis des boas, ce n’est pas notre conception du partage du pouvoir et nous l’avons démontré ces dernières années. Cela dit, nous ne sommes pas des parangons de vertu et nous ne donnons de leçons à personne, mais nous sommes tout disposés à faire part de notre expérience avec le maire actuel

de 2001 à 2007.

Nous lisons également avec stupéfaction que certains propos tenus pendant le conseil Municipal du 17 décembre sont haineux, de nature à favoriser des comportements délictueux et condamnables, mettant en exergue l’incendie visiblement criminel perpétré à l’encontre du club de tennis et sous-entendant un rapprochement grossier entre les deux !

Là encore, les accusations sont gravissimes. Et nous demandons solennellement à ceux qui les tiennent de mesurer leur portée.

Tout d'abord, le premier à avoir qualifié l’intervention de Stéphane Weisselberg de haineuse est M. Trasi, conseiller municipal gaulliste de la majorité, vice-président de l’OPH de Romainville et tête de liste RPR (parti de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy) en 2001. Nous sommes donc particulièrement surpris que d’autres partenaires de la majorité municipale qui se réclament de gauche et qui refusent toute idée d’alliance au centre lui emboîtent le pas.

D'un côté, il y aurait des rassemblements « contre nature » autour d’un évènement essentiellement républicain comme le 160e anniversaire de l’abolition de l’esclavage et de l’autre il y aurait une gestion « dépolitisée » de la municipalité regroupant des partis et associations aussi différente que le parti socialiste, les Verts, d’anciens communistes comme le maire devenu des anticommunistes notoires et des gaullistes issus de feu le RPR !?

Ensuite, concernant les propos et attitudes adoptées en conseil municipal, nous souhaitions garder le silence sur les menaces de mort proférées à l’encontre de Stéphane Weisselberg juste après la séance du conseil municipal du 22 octobre dernier et à propos desquels le premier adjoint chargé de la sécurité, Philippe Guglielmi s’est exprimé avec force et célérité, mais puisque des déclarations récentes abordent ce sujet, nous affirmons que la haine est l’essence ordinaire de certains élus de la majorité que nous gênons par nos questions et nos interventions !!! Nous ajoutons que refuser en toute illégalité une tribune d’expression libre à un mouvement comme le nôtre représentée au conseil municipal et qui a réuni lors des dernières élections pratiquement 10 % des Romainvillois, relève de la provocation !

Nous ne pouvons que condamner avec une extrême fermeté les exactions commises sur la bulle de tennis et ses bâtiments attenants, mais tant que l’enquête de police n’a pas abouti, nous nous garderons bien d’extrapoler sur les supposés auteurs et encore davantage d’envisager un rapport avec la baisse de la subvention du CAR football.

Toute autre attitude porterait le sceau de l’irresponsabilité.



Nous demandons à chacun de garder son sang-froid de même que nous exigeons le respect des engagements pris, à savoir le versement de la totalité de la subvention au CAR football.




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