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227° Deux poids deux mesures

Publié le 22 janvier 2009 par Jacques De Brethmas
 

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Notre gouvernement déclare n'accepter de soutenir l'industrie automobile qu'à condition qu'elle cesse de fermer ses sites et de délocaliser sa production. Un peu tard, camarade!

Sur 2 600 000 véhicules produits en 2007, Renault en a fabriqué 1 600 000 à l'étranger et seulement 1 000 000 dans l'hexagone. PSA en fabrique également un peu partout, au point que les ventes en France des constructeurs français relèvent plus de l'importation que de la fabrication.

Dans ces conditions, il serait souhaitable que ces exigeants capitaines d'industrie, qui réclament des milliards pour fabriquer des automobiles qui ne se vendent pas parce qu'on ne peut plus les acheter aillent faire la quète dans les pays où ils donnent du travail au moins autant que dans celui qui leur sert de pavillon de complaisance.

Ou alors que l'argent -notre argent- injecté dans leur gourmande activité le soit sous forme d'actions capables de nous rapporter des dividendes lorsque les jours meilleurs seront de retour, et non pas sous forme de crédits bonifiés ou de garantie d'emprunts qui, en sortant de notre porte monnaie, n'ont aucune chance d'y revenir un jour... Pour une fois que c'est le bon peuple qui réclame la stricte application de « leur » système, ils auraient mauvaise grâce à refuser.

http://www.usinenouvelle.com/article/l-industrie-automobile-francaise-est-malmenee-mais-elle-resiste.146513

http://www.psa-peugeot-citroen.com/fr/psa_groupe/sites_b4.php

Aux Etats Unis, les Républicains, qui digèrent mal leur défaite et la popularité d'Obama, contre-attaquent sous la ceinture, suivant une tradition qui leur est propre.

Car ces réactionnaires, parangons de puritanisme, grand homophobes, hébergeant dans leurs rangs les pires dérives en matières de lutte contre la contraception, l'avortement, promouvant la virginité jusqu'au mariage, lorsqu'ils se trouvent le dos au mur, attaquent en priorité... aux couilles.

Pour eux, la politique, l'art de faire progresser la société n'est pas dans la créativité, dans l'innovation, dans le respect de l'autre, la juste et équitable redistribution des profits et l'émancipation des libertés fondamentales, mais dans le conformisme le plus rigide aux principes les plus castrateurs et les plus coincés de l'ordre moral moyenâgeux.

A se demander pourquoi ils se sont fâchés tout rouge avec les intégristes musulmans, alors que finalement, ils ont tant de choses en commun avec eux...

A Portland, (Oregon) le maire démocrate Sam Adams qui avait été élu alors qu'il était ouvertement homosexuel se voit reprocher aujourd'hui une liaison qu'il a eue en 2005 avec un garçon de 18 ans à l'époque, qui en a aujourd'hui 21, qui ne s'est jamais plaint, et avec lequel il entretient toujours des relations cordiales. L'opposition municipale a gardé la boulette au chaud pendant trois ans pour la ressortir le jour de la redoutée -mais prévisible- « inauguration » du successeur démocrate de Bush. Au point que l'amant ainsi révélé s'apprêterait à porter plainte pour atteinte à la vie privée.

Après les pipes reprochées à Clinton, les amours helléniques du maire de Portland. Les républicains américains sont encore plus petits que Sarko: leur vie politique se déroule intégralement sous la table. Dommage qu'ils oublient si vite quand un de leurs grands homophobes se fait pincer avec la main dans la culotte d'un autre. Ce qui s'est produit à plusieurs reprises ces dernières années.

Plus près de nous, - enfin... d'un point de vue purement géographique-, monsieur Le Pen vient de voir sa condamnation de février 2008 à trois mois de prison avec sursis confirmée par la cour d'appel pour quelque déclaration aventureuse faite dans Rivarol sur le caractère bon enfant et peu nuisible de l'occupation allemande. Je me suis donc mis en quête du palmarès judiciaire du bonhomme,

http://forums.france2.fr/france2/motscroises/longue-liste-condamnations-sujet_1998_1.htm

et je me demande pourquoi ses sursis ne « tombent » jamais. Dans la justice ordinaire des petits délinquants, rares sont les récidivistes qui cumulent plus de deux condamnations sans voir leur sursis « tomber ». Ceux de monsieur Le Pen semblent bien accrochés. Ils ne sont jamais résiliés.

Deux poids deux mesures?

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