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BNS dans les choux

Publié le 25 janvier 2009 par Kalvin Whiteoak

On annonçait ici le 19 janvier 2009 que la BNS était sur la pente savonneuse, en faisant comme à l’accoutumée sourire les spécialistes.

Or le 21 janvier 2009, soit relativement peu de jours après, son Président Philipp Hildebrand deavit quelque part convenir que sa politique risquait fort de mener dans le mur …

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Voici le texte révélateur du communiqué de la BNS (dans sa version française raccourcie) :

Le système financier mondial se trouve au cœur de la crise la plus importante et la plus complexe de l’après-guerre. Les problèmes surgis sur le marché américain des hypothèques subprime ont entraîné une perte de confiance générale et la chute des marchés. Le marché interbancaire en particulier, centre névralgique des marchés financiers, s’est figé pendant plusieurs mois. Les gouvernements et les banques centrales ont réussi à empêcher un effondrement du système financier. Aujourd’hui, le marché interbancaire enregistre une détente progressive et les primes de risque ont abandonné les sommets qu’elles avaient atteints. Néanmoins, la crise financière s’est entre-temps étendue à l’économie réelle, cette dernière accusant à l’heure actuelle un fort ralentissement.


Afin de lutter contre la crise, les banques centrales ont fortement revu à la baisse leurs taux directeurs. L’instrument de la Banque nationale suisse, le taux des pensions de titres, est pratiquement nul. Mais cela ne signifie en aucun cas, que la Banque nationale soit impuissante. En cas de besoin, elle dispose d’autres options encore. Par exemple, elle peut prolonger les échéances des pensions de titres ou envisager l’achat d’obligations d’Etat et d’obligations d’entreprises. Si nécessaire, la Banque nationale peut aussi vendre un montant illimité de francs suisses en échange de monnaie étrangère afin d’empêcher une revalorisation du franc, voire de provoquer une dépréciation.

La Banque nationale a pleinement conscience du fait que la voie qu’elle emprunte si résolument pour lutter contre cette crise historique n’est pas sans risque à long terme. Pour autant, elle demeure fermement convaincue que les risques qui résulteraient d’une inaction de sa part seraient encore beaucoup plus importants.

En ce sens, la Banque nationale assume la tâche qui lui incombe de lutter contre cette crise, mais elle garde malgré tout en permanence un œil sur le long terme.

Un jour viendra où les responsables de la Banque nationale devront se résoudre à prendre les mesures adéquates pour le long terme, en dépit de l’impopularité de celles-ci à court terme.

En lisant ce petit texte avec des lunettes adéquates et en sachant que la BNS a déjà perdu un paquet de milliards dans le sauvetage raté de l’UBS, il serait peut-être judicieux que l’oeil (sinon les yeux) de quelques politiciens daignent se pencher sur la question et convoquent ledit Président pour obtenir quelques informations supplémentaires, notamment sur le coût journalier du sauvetage.

Mais comme c’est compliqué, on ne rencontre ces temps que des autruches à la tête cachée dans le sable bernois … quel courage. Pourtant de chaque côté de son long cou et doncsur sa tête, l’animal en quzestion a deux yeux bien proéminents.


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