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Un extraterrestre nommé TARDYGRADE

Publié le 25 janvier 2009 par Castella

Un extraterrestre nommé TARDYGRADE

Connaissez-vous un être vivant résistant aux fortes chaleurs comme au froid extrême ? Qui ne craint ni rayon X et qui peut vivre dans le vide absolu ? NON ?


C’est un « extra-terrestre » diriez-vous, et bien lisez la suite !

 

Les tardigrades ou oursons d'eau sont de minuscules animaux multicellulaires. Ils forment un embranchement zoologique à part entière : le phylum tardigrada très proche des arthropodes.


L'ourson d'eau est décrit en premier par
Johann August Ephraim Goeze en 1773, le nom tardigrade qui signifie « marcheur lent » est donné par Lazzaro Spallanzani en 1777.


Description

Les tardigrades ont un corps segmenté en quatre protégé par une cuticule et sont dotés de huit petites pattes terminées chacune par des griffes (comme des modèles réduits d'ours à huit pattes).


Les tardigrades vivent un peu partout sur la planète mais se trouvent en plus grand nombre dans les zones où on trouve de la
mousse (comme les forêts et la toundra) car elle constitue, avec le lichen, leur aliment de prédilection. On en retrouve du haut de l'Himalaya (à plus de 6 000 m d'altitude) jusque dans les eaux profondes (par 4 000 m de fond) et des régions polaires à l'équateur. Ils sont présents dans le sable, les mousses des toitures humides, sur des sédiments salins ou d'eau douce, où ils peuvent être très nombreux (jusqu'à 25 000 par litre).

 

Caractéristiques

  • Taille : les plus grands (adultes) peuvent atteindre une longueur de 1,5 millimètre, le plus petit en-dessous de 0,1 millimètre. Durée de vie : elle est de quelques mois seulement. Cependant les tardigrades sont capables de rentrer en cryptobiose, ce qui leur permet de survivre très longtemps.
  • Extrême résistance : les tardigrades ont une très forte résistance aux radiations (Rayons X) - plus de 1100 fois ce que l'homme peut endurer - et aux produits toxiques. Les mécanismes de protection leur permettent de survivre dans d'autres conditions extrêmes comme le vide absolu, mais aussi les hautes pressions ou dans un froid inhumain (plusieurs jours à -272,8 °C, -458 °F) ou à de hautes chaleurs (quelques minutes à 150 °C, 302 °F)
  • Cryptobiose: les tardigrades ont la faculté d'entrer dans un état proche de la mort, durant lequel l'activité vitale devient presque indécelable en s'abaissant à 0,01 % de la normale. Le record en laboratoire est actuellement de 8 ans dans un état de cryptobiose après lesquels les tardigrades sont revenus à la vie (Lauritz Sømme and Terje Meier, 1995).

Vous rendez-vous compte !

Taille : 0,1mm

Résistant 1100 fois mieux que l’homme aux rayons X

Vie entre -272,8°c et +150°c et dans le vide absolu !!!

Peut vivre 8 ans et + en faisant le mort et revenir à la vie en quelques minutes.

 

Donc, pour entrer en cryptobiose, les Tardigrades rétractent leurs 8 pattes dans leur corps et déshydratent presque complètement leur organisme (perte de plus de 99% de leur eau), remplaçant l'eau à l'intérieur de leurs cellules par un sucre qu'ils synthétisent.
Ces sucres se comportent comme une sorte d'
antigel et préservent les structures cellulaires. Pour compléter la protection, ils s'enroulent dans une petite boule de cire microscopique appelée tonnelet (forme ressemblant à un petit tonneau). Lors du retour à des conditions dites « normales », l'ourson des eaux redevient actif en quelques minutes ou quelques heures.

 

Imaginez un peu :

D’un seul coup, vos 8 bras et pattes rentrent dans votre corps et vous vous réduisez d’un seul coup pour atteindre la taille d’une grosse couille !

8 ans après, on vous redonne de l’eau et voilà que vous retrouvez votre taille normale en quelques minutes.

 

Il est donc sur adapté à résister à toutes les conditions, le tardigrade possède toutes les caractéristiques pour survivre à un voyage spatial même très long, par le biais d'un météorite par exemple.
Il possède également les caractéristiques qui lui permettraient de résister à l'atterrissage peu délicat, du météorite sur l'écorce terrestre.


Là, çà devient intéressant puisque il est enfin possible de recevoir sur Terre un être « extra-terrestre ».


Supposons que la surface d'une planète soit percutée par un astéroïde, qui par le choc inhérent à son contact, fragmente cette surface en petits morceaux dont certains envoyés dans le cosmos se transforment à leur tour en météorite, ou bien par le biais de tout autre processus qui ferait devenir une partie de l'écorce de cette planète, un météorite.


Supposons aussi que cette partie de la couche superficielle qui est devenue un météorite, contienne également des tardigrades en cryptobiose. S'ils résistent aux contraintes mécaniques, physiques et thermiques subies lors de ce choc, il pourraient " aisément " résister au manque d'oxygène, au vide absolu et au froid de l'espace pendant une longue période.


Si ces tardigrades sont présents dans une couche qui n'est pas tout à fait superficielle, mais un peu plus en profondeur du météorite, ils pourraient ainsi résister à la chaleur intense, et à l'altération de la couche superficielle du météorite qui découlent de son passage à grande vitesse dans l'atmosphère terrestre et aux frictions et frottements de l'air contre le météorite.
 Il suffit ensuite que le météorite tombe dans une région favorable à sa réminiscence, ou de l'érosion et autres phénomènes pourrait altérer la surface du météorite jusqu'à parvenir à l'endroit où ils se trouvent, les libérant ainsi de leur prison minérale. Si les conditions sont suffisamment clémentes le tardigrade pourra surgir de sa longue léthargie et revenir miraculeusement à la vie.


Tel un voyageur empruntant un taxi intersidéral, notre « petit ourson » se retrouve chez nous !


Cette théorie est tout à fait plausible et n'a rien de fantastique ou de surnaturelle. Elle rejoint celle des
nanobactéries en particulier qui pourraient également avoir une origine extra-terrestre et dont les particularités de structure sont aussi étonnantes.
Elle rejoint également l'hypothèse selon laquelle les premières matières organiques apparues sur terre seraient en provenance de l'espace, sachant qu’à l'heure actuelle il n'a pas été clairement démontré, et loin s'en faut, la façon dont elles ont été élaborées originellement et comment elles l'ont été malgré les travaux très intéressants des scientifiques qui se sont penchés sur la question comme Stanley Miller ou Sydney Fox par exemple.


En fait, nous savons tous que ces nanobactéries ne sont pas nées sur Terre mais tout le monde se refusent d’accepter l’autre » solution.


Quoi qu'il en soit, le tardigrade comme tout être vivant à besoin d'eau pour vivre ou du moins sortir de son état cryptobiotique, donc il vient de toute façon d'un endroit où l'or transparent de la biologie est présent ou a été présent. Le tardigrade serait-il l'ancêtre commun de toutes les espèces actuelles ?


Il serait presque " arrangeant " que cela soit le cas, car cela nous permettrait d'expliquer en partie une des plus grandes questions de l'humanité : Comment sont apparues les premières cellules vivantes sur terre car
"SAVEZ-VOUS VRAIMENT COMMENT SONT VENUS
LES 1ER ETRE VIVANTS SUR TERRE ??? NON !"


Pour les pros :

Le tardigrade étant un organisme eucaryote, la biodiversité qui découlerait de son évolution pourrait être d'autant plus importantes. Il se peut également que les protistes découlent tous de l'arrivée de bactéries, nanobactéries, ou cellules procaryotes en provenance de l'espace et que les eucaryotes découlent de l'arrivée sur terre d'un animal tel que le tardigrade.


En effet, le fait que certain individus puissent subsister pendant de longues périodes avec un taux métabolique très faible, ne joue pas en la faveur de leur évolution et de leur éventuelle mutations.
Son habitat étant tellement ubiquitaire qu'il est possible que certains environnements favorisent son évolution alors que d'autres peuvent, au contraire, le suspendre en le faisant entrer en
cryptobiose.
Nous ne savons pas encore à l'heure actuelle qu'elle est la provenance véritable du tardigrade, un jour sûrement, les moyens techniques et intellectuels nous permettrons de percer ce mystère, en attendant, on ne peut que supposer et réfléchir à ce mystère dont la nature a le secret, et toutes les théories doivent être entendues et respectées jusqu'a ce que nous obtenions certaines convictions par la faiblesse de certaines et par le caractère plausible d'autres.

 

Rappelez-vous une chose :

En 1492, les indiens d’Amérique pensaient qu’ils étaient SEULS sur Terre, tout comme les habitants de l’île de Pacques ou les indiens d’Amazonie qui pensaient même que la Terre était plate.

Garder en tête que nous sommes peut-être ces fameux « indiens » de la planète Terre et qui pensons (peut-être) que nous sommes encore seuls ici !

 

Et vous, que pensez-vous ? Seul ou pas ?


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