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Les dames de l'ORTF... et d'après

Publié le 26 janvier 2009 par Porky

Si on prenait aujourd'hui un petit bain de nostalgie à la Solko ? D'abord, regardez bien les photos qui suivent. Reconnaissez-vous ces visages ?

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Sans doute certains d'entre eux ne disent absolument rien à la nouvelle génération. Mais l'ancienne devrait pouvoir arriver à les identifier...

Photo 1 en NB : Jacqueline Joubert ; à côté, en couleur : Catherine Langeais ; en dessous, en couleur : Jacqueline Caurat ; à côté en NB : Anne-Marie Peysson ; en dessous, seule, en couleur : Jacqueline Huet ; en dessous, NB : Michèle Demai ; à côté, en couleur : Sylvette Cabrisseau ; enfin la dernière, qu'on ne peut pas oublier : Denise Fabre.

Non, bien sûr, elles n'y sont pas toutes. Je n'ai choisi parmi toutes ces speakerines que celles qui parlent à ma mémoire, d'une façon ou d'une autre. La télévision n'étant rentrée dans notre famille qu'en 1968, autant dire que je n'ai jamais vu la première dans son rôle. Mais je ne pouvais pas ne pas l'inclure dans cette série de photos, puisqu'elle fut, avec Jacqueline Caurat et Catherine Langeais la première speakerine de l'ORTF.

On a beaucoup glosé sur ces dames ; on a dit qu'elles ne servaient à rien, que c'était de jolies potiches décoratives et rien d'autre. Peut-être. Leur rôle était bien évidemment de servir de transition entre les différentes émissions et d'annoncer les programmes du jour et, lorsque la diffusion prenait fin (les chaînes fermaient alors vers vingt-trois heures), ceux du lendemain. Elles étaient en première ligne lorsque il y avait une panne de transmission d'images : "Nous nous excusons de l'interruption momentanée d'image, due à un incident indépendant de notre volonté. Dans quelques instants, la suite de notre programme..." Et c'était à elles qu'allaient les grognements de mécontentement du télespectateur frustré. Mais je crois foncièrement que c'était elles qui donnaient à cet écran impavide et froid un peu, et même beaucoup, de chaleur humaine. Et puis, elles étaient plus agréables à regarder que les horribles bandes annonces qui les ont remplacées bien des années plus tard.

Quant à la chaleur humaine, j'en tiens pour preuve ce souvenir d'une soirée de nouvel an, passée en famille à regarder la télé -qui offrait quand même à l'époque des programmes un peu moins débiles qu'aujourd'hui. (Le public l'était-il moins, débile ? A voir...) Lorsque minuit a sonné, est apparue Catherine Langeais, impeccablement coiffée, maquillée ; elle tenait à la main une coupe de champagne et ses souhaits de bonne année sont d'abord allés à tous ceux qui, ce soir-là, étaient seuls devant leur écran et n'avaient personne à qui présenter leurs voeux et ne pouvaient, en retour, en recevoir de personne. Il me semble que ce genre de geste est totalement inconnu dans le nouvel univers télévisuel...

Et puis, elles n'étaient pas à l'abri non plus des erreurs de prononciation et des lapsus. Je me souviens qu'Anne-Marie Peysson battait sur ce plan-là tous les records de bafouillage et, sans doute à cause de cela, c'était ma speakerine préférée. J'attendais avec impatience le moment où elle allait se planter, ce qui, une fois sur deux, ne ratait pas. "Après cette émission, vous pourrez voir à 21 h 30... non pardon, 21 h 40, vous pourrez donc voir... (bref regard sur le papier posé devant elle, sourire d'excuse) non, pardon, c'est vraiment 21 h 30..." Mais c'était l'époque aussi de la bonne humeur, où l'on avait le droit de se tromper. Pas celui, cependant, de transgresser certaines règles : en 1964, Noelle Noblecourt est virée pour avoir montré ses genoux ; plus tard, Sylvette Cabrisseau subira le même sort pour avoir posée nue dans un magazine. Toute médaille a son revers...

Quant à Denise Fabre, qui a oublié ses fou-rires avec Garcimore ? Cela fait partie des grands moments de la télévision et chaque fois que je revois ces séquences, qu'on peut trouver sur le site de l'INA, je ne peux m'empêcher de rigoler, tellement son rire est communicatif, et vrai. Rien à voir avec les "rigolades" forcées et souvent débiles des invités d'Arthur ou autre "animateur" de soirées dites "amusantes".

J'ai gardé pour la fin celle qui m'a laissé le souvenir d'une femme extrêmement élégante et discrète : Michèle Demai. Ce n'est pas la plus connue des speakerines, mais elle me fascinait par cette sorte de "classe" qu'elle possédait et qui n'appartenait qu'à elle. La dignité de son maintien paraissait totalement naturelle, et sa diction était impeccable. A cent lieues d'Anne-Marie Peysson en ce qui concernait la clarté de l'élocution...

Celles qui sont venues après ne m'ont pas laissé de souvenirs impérissables. Et leurs confrères masculins pas davantage. Ils étaient finis, les paris stupides entre mes frères et soeurs et moi pour savoir laquelle des speakerines apparaitrait à l'écran une fois le générique d'ouverture terminé. Ou bien ceux sur le nombre d'erreurs que commettrait Anne-marie Peysson en présentant les programmes. La magie avait cessé de fonctionner, allez savoir pourquoi ! Peut-être parce que les temps avaient changé, et moi avec eux...


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