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L'Europe, une amie plus économique que sociale

Publié le 26 janvier 2009 par Frednetick

Il ne s’agit pas d’un jugement personnel sur l’orientation économique de l’Europe (dont il faut bien mesurer que ce fût le premier pilier) mais de l’appréhension des européens consultés dans le cadre de l’Eurobaromètre.

Chaque parlementaire européen, et chaque européen convaincu imagine sans peine les évolutions possibles de l’UE, aussi complexes qu’elles puissent désormais être compte tenu des élargissements.

A l’union économique de base, celle de 1957, au delà de la libre circulation des capitaux, des marchandises et des personnes, par delà même la citoyenneté européenne, les plus doux des rêveurs substituent volontiers  une europe politique et sociale.

Outre la difficulté bien concevable qu’il y aurait à imposer aux partenaires européens sa propre vision d’un modèle social, tant les systèmes en place sont bien souvent le fruit d’une construction historique et d’une environnement propres à chacun, une question demeure, celle de la vision du peuple européen.

Quelle idée se font les européens de cette union, quels sont les domaines de préoccupations qui font leur quotidien? Appellent-ils à corps et à cris un maintien du modèle social? Souhaitent t-ils comme des forcenés un approfondissement des compétences de l’union? Réclament-ils comme un seul homme et une seule femme (parité oblige) que l’UE parle d’une même voix sur la scène internationale?

Oui? Et bien non.

Non, pas de grands principes, pas d’attentes politiques, pas de préoccupations stratégico-diplomatique. C’est même les dernières de leurs préoccupations en fait. A l’eurobaromètre de Novembre, dans l’ordre d’arrivée, figuraient en tête des sujets auquels la campagne européenne devrait s’attacher:

Thèmes principaux

Thèmes principaux

Tandis qu’en queue de peloton nous trouvions les thèmes suivants:

Thèmes de queue

Thèmes de queue

Au final, les européens ne veulent pas entendre parler de l’UE politique ou sociale. Ils veulent des réponses pragmatiques aux questions économiques. De là à dire que l’aspect social passera à l’as et que les solutions propres à laisser “le marché” proposer des solutions “pragmatiques” seront privilégiées, il n’y a qu’un pas, que je franchis avec la légèreté d’un Claude Allègre.


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