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CSA : de sages symboles

Publié le 26 janvier 2009 par Maudsoulat
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Le CSA devait voir arriver cette année 3 nouveaux sages parmi les 9 siégeant tour Mirabeau. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces nominations ont valeur de symbole puisqu'elles concernent 2 femmes, Françoise Laborde et Christine Kelly, et deux personnalités issues des "minorités visibles", la même Christine Kelly et Emmanuel Gabla. Petite bio express des nouveaux élus :

Françoise Laborde : nommée par Nicolas Sarkozy, elle cède son fauteuil de "joker" du JT de France 2. Après avoir travaillé aux services Economie de France 3 et TF1, elle arrive en 1995 sur France 2 et anime depuis 1997 Les 4 vérités.

Christine Kelly : nommée par Gérard Larcher, Président du Sénat, elle est surtout connue pour sa carrière de présentatrice sur LCI. Elle devient l'une des plus jeunes sages jamais nommés. Renaud Revel s'étonne de ce choix, la disant "proche de François Fillon" et n'ayant pas le profil traditionnel des sages du CSA, habituellement juristes, producteurs ou spécialistes des médias.

Emmanuel Gabla : nommé par Bernard Accoyer, Président de l'Assemblée Nationale. D'origine togolaise, ce Polytechnicien de 37 ans est un spécialiste des télécommunications. Renaud Revel, toujours dans son blog, relève qu'il s'agit là de la seule nomination "respectant la tradition".

Le CSA, autorité de régulation de l'Audiovisuel est, rappelons-le, présidé par Michel Boyon.

Si ces nominations ont valeur de symbole du point de vue de la diversité et de la féminisation de l'espace médiatique, l'arrivée dans le cercle des 9 sages de 2 journalistes auprès de Rachid Arhab renverse la tendance précédente qui faisait du CSA un cénacle, une Haute Autorité davantage réservée aux experts stratégiques et économiques du secteur. On aurait pu d'ailleurs s'attendre à l'arrivée de ce type de profil avec les réformes en cours sur l'audiovisuel public, les bouleversements liés à la montée du numérique et les récents Etats Généraux de la Presse.

Faut-il y voir ici une simple volonté de jouer avec les symboles à l'heure de l'Obamania ou une tendance plus lourde, celle de laisser davantage de champ au législatif dans la véritable gestion des questions audiovisuelles, le CSA ne devenant qu'une "chambre honorifique" ? Affaire à suivre...


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