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R. Burnand de chez Moneta : "les analystes sont trop optimistes"

Publié le 26 janvier 2009 par Sylsol
Je possède un des fonds de Moneta dans mon portefeuille, Moneta Micro Entreprises. La gestion des deux fonds actions françaises Moneta Multi Caps et MME étant semblable, je vous livre l'article au complet sur le sentiment de R. Burnand à propos de l'ambiance actuelle des marchés :
Fonds d’actions françaises de 240 millions d’euros, Moneta Multi Caps se classe bien. Romain Burnand s'attend à des surprises sur certains résultats de sociétés.
Fonds de pur « stock-picking », sélectionnant des actions françaises pour leurs valeurs intrinsèques, Moneta Multi Caps a bien résisté en 2008.
Sa perte a été limitée à 31,5%, alors que l’indice CAC 40 décrochait de 42,7% et l’indice SBF 250 de 43,1%. Le FCP qui capitalise 240 millions d’euros, se classe ainsi dans les premiers rangs de sa catégorie : huitième sur 230 fonds Actions France en 2008 et quatrième sur deux ans, selon Morningstar. En 2007, sa performance avait atteint 8,6%.
« Même si l’environnement va rester instable, les stock-pickers peuvent tirer leur épingle du jeu, en évitant les sociétés qui décrochent et en misant sur celles disposant d’une capacité de rebond », estime Romain Burnand, le gérant et fondateur de la société de gestion indépendante Moneta AM.
Pouvant investir sur des sociétés de toutes tailles, le gérant mise surtout sur une sélection très pointue des titres. Pour 400 millions d’actifs gérés, sa société compte sept analystes-gérants rompus à l’exercice dans toutes les phases de marché.
Romain Burnand investit actuellement sur deux types de valeurs : des sociétés « défensives et pas surévaluées », comme Sanofi et Teleperformance ; mais aussi sur des titres offrant un caractère plus offensif. Il s’agit de valeurs touchées par la crise économique et financière, mais capables de rebond : « elles présentent des valorisations basses, sans risque de faillite », indique le gérant.
Euler Hermes en est un exemple-type. Le titre cote 25 euros, après avoir connu un plus haut de 120 euros en 2007. Assurant des crédits inter-entreprises à court terme, la société est pénalisée par la nature même de son activité. « Si l’optimisme revient, le titre peut monter très vite », estime Romain Burnand. Mais pour gagner ce pari malgré tout risqué, il est prêt à rester investi deux à trois ans.
C’est également la règle pour la cinquantaine de valeurs composant le portefeuille. Cap Gemini, cotant 24,50 euros après un plus haut de 45 euros, est un autre choix marqué. « Compte des résultats estimés pour 2008, le PE du titre est de l’ordre de 8, alors que sa trésorerie est excédentaire et que la société déploie une activité importante à l’international », indique le gérant.
Longtemps analyste financier, Romain Burnand garde un regard circonspect sur le consensus des analystes au sujet des résultats annuels des sociétés.
« Ce consensus me paraît trop optimiste. Nous allons connaître de grosses cassures, surtout dans les secteurs les plus touchés par la crise : cimentiers, construction, banques, assurances, etc. », estime-t-il.
Avec la saison des résultats qui commence, ce décalage pourrait conduire à une nouvelle baisse des actions. Mais de leur côté, les gérants stock-pickers peuvent aussi profiter de l’aubaine pour acheter des sociétés gardées en ligne de mire.
(Newsmanagers - 26/01/09)

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