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Silences hurlants

Publié le 27 janvier 2009 par Didier54 @Partages
Je suis tombé l'autre soir sur Parle avec elle, le film d'Almodovar. Tombé en arrêt. Tombé en amour. Une chaîne de la télévision publique diffusait ce monument dont j'avais entendu parler et dont je ne connaissais par la grâce d'un cadeau familial que la musique. Comme on dit, il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Sept ans après, donc, j'ai pu découvrir ce film. Autant le dire tout net : j'ai plongé, me retrouvant à la fin comme un couillon, littéralement mangé par ce monument, aspiré par un tourbillon, fasciné, dérouté, troublé, épaté, impressionné. Je n'ai pu qu'avoir la force, après, d'éteindre la télé pour me vautrer dans un silence profond, plein de je ne sais quoi, rempli jusqu'à la gueule.
Pour ceux qui n'auraient pas vu ou qui auraient oublié, un site vous raconte tout. Le film y est présenté et décortiqué. Il y est notamment écrit ceci :
Almodovar se révèle le cinéaste de la transmission dans cette histoire de l'amitié entre deux hommes, scellée au chevet de deux femmes entre la vie et la mort. Parle avec elle est aussi une chronique de la passion amoureuse menée jusqu'aux confins du surnaturel et de la folie. Parle avec elle est encore un mélodrame d'une beauté renversante, qui déconstruit avec virtuosité la linéarité de la vieille fable cinématographique pour mieux la ressourcer aux sortilèges immémoriaux du spectacle vivant, vibrant avec le chant (Caetano Veloso), palpitant avec la danse (Pina Bausch), consacrant l'effusion du sang dans la corrida, ou renaissant de ses cendres avec l'expressionnisme du cinéma muet.Parle avec elle est enfin une évocation, sombre et lyrique à la fois, de la puissance rédemptrice de l'art devant la finitude et les insuffisances de la vie.
Ce film raconte aussi le don par l'effacement de soi. Le sacrifice de soi par amour de l'autre, dans son versant positif et non destructeur. C'est une sensation assez rare et sacrément jubilatoire que celle d'un oeuvre qui s'installe en vous sans crier gare. Depuis, ce film me trotte dans le bocal, avec un déluge de sensations dont toutes ne se nomment pas. Waoupf.

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