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Sur le seuil

Publié le 27 janvier 2009 par Hugo Jolly

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Étant moi-même sur le seuil de l’assistance sociale, je me suis un instant demandé qui étaient au fond, les véritables assistés sociaux dans un modèle comme le nôtre. Et, en me penchant sur la situation actuelle, où les compagnies privées quémandent sans retenue des fonds pour assouvir leur endettement et leur investissement, la réponse ne fut pas futile, ni discrète.

Ne prenant que mon secteur pour exemple, le recyclage, je peux affirmer que ce dernier vit une fâcheuse situation, ayant perdu toute possibilité de s’enrichir avec les papiers et cartons, plastiques et métaux, devenus trop peu signifiant sur le marché états-unien.

Par exemple, une tonne de papier qui valait, il y a quelque mois, 115 dollars états-uniens, n’en vaut aujourd’hui que 5 dollars! Ce qui d’ailleurs, se vaut pour le carton également, passé de 125 dollars la tonne à 25 dollars!

Certes, il est compréhensible que ces compagnies employant un tas d’ouvriers, prolétaires pour la plupart, tentent de récupérer une parcelle de ses pertes au sein d’un gouvernement dit libéral, donc bourgeois. Mais se faisant, ces entreprises privées, dirigées et gérées par des bourgeois, font appel à la générosité des contribuables, dont certainement une part de prolétaires.

Ils deviennent donc, des assistés sociaux. Et que l’on prenne quelconque entreprise privée, l’aide offerte par le gouvernement, fédéral ou provincial, sera en fait une offre faite par les payeurs de taxes, par les contribuables, dont une part crée la PLUS-VALUE dans ce système capitaliste. Ne serait-il donc pas d’augure que l’on tire un commun consentement des dits-contribuables? Ne serait-il pas plus acceptable d’en définir la portée d’abord, puis d’exposer le problème aux contribuables? Ne serait-il pas préférable de dire la vérité, bref que le système capitaliste, sans l’aide des contribuables, dont les prolétaires, n’est qu’un cadavre sur respirateur artificiel?

Par le passé, plusieurs compagnies privées ont reçu des denrées de survie, telle par exemple, celle dont toutes et tous se rappellent, la General Motors à Boisbriand. Et pourtant, malgré les millions investis, celle-ci n’a pas hésité à fermer ses portes, puisqu’elle était tout de même, consentie à suivre les règles du capitalisme. Nos dons n’auront servi qu’à payer les balades en Jet privé que s’offrent et s’offraient, ses patrons respectifs. Ballades qui, récemment, servaient à quémander une fois de plus aux contribuables, une aide d’urgence, à Washington.

Cela m’amène à dire que les vrais assistés sociaux sont en fait les entreprises privées, lesquelles sans notre généreuse aide non-consentie, ne seraient que des cadavres sur respirateur artificiel, voire débranchés.

À nous d’y voir!

  

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