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L'environnement au coeur des priorités de Barack Obama

Publié le 27 janvier 2009 par Benjamin Tolman
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États-Unis - Barack Obama a fait part le 26 janvier de ses priorités en matière d'environnement. Un virage à 360° par rapport à la position de son prédécesseur, George W. Bush. Découvrez ici les points essentiels mis en avant par le nouveau président des États-Unis.

Les États-Unis ne seront plus le mauvais élève des pays luttant contre le réchauffement climatique. Avec l'annonce des points qu'il entend développer en matière d'environnement, Barack Obama s'est en effet positionné en président "vert".

Et les efforts de son pays ne se feront pas en marge de ceux des autres pays du monde, mais dans le cadre d'une démarche globale. Il entend en effet être l'instigateur d'une "coalition mondiale" dans ce domaine, qui n'oublierait pas d'inclure la Chine et l'Inde.

L'enjeu pour les États-Unis est de taille : il s'agit en effet d'atteindre l'indépendance énergétique.
"L'Amérique ne sera pas l'otage de ressources déclinantes, de régimes hostiles et du réchauffement de la planète", a-t-il déclaré. Pour ce faire, l'administration Obama va nommer un émissaire chargé du dossier environnement. Il s'agira vraisemblablement de Todd Stern, rompu à l'exercice et bien informé sur la question, puisqu'il était mandaté par Bill Clinton pour négocier lors des discussions du protocole de Kyoto. La nomination de ce "Monsieur environnement", outre le bénéfice de ses compétences opérationnelles, est un message fort sur l'importance accordée au dossier par l'équipe dirigeante.

Barack Obama a également pris le contre-pied de George Bush en demandant à l'EPA (agence de protection de l'environnement) d'autoriser la Californie à baisser ses quotas d'émission de gaz à effet de serre, adoptant des mesures plus strictes par rapport à la pollution issue de la circulation des camions et voitures. Une démarche saluée par le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, qui s'est fixé pour objectif de réduire de 30 % les émissions de CO2 provenant des véhicules à l'horizon 2016.

S'il obtient cette autorisation, d'autres États suivront sur la même voie. Du côté du département des Transports, il a été demandé par le président de définir des normes d'efficacité énergétique visant à diminuer la consommation des véhicules en essence.

Afin que les États-Unis ne soient pas plus longtemps isolés, n'ayant pas ratifié le protocole de Kyoto, des négociations supervisées par l'Onu sont en cours, pour créer un texte qui succéderait à ce protocole, auquel les Américains seraient cette fois associés.

Des mesures et une orientation saluées, tant outre-Atlantique que dans le reste du monde.


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