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Insécurité forever

Publié le 27 janvier 2009 par Cyroul

Loin devant le succès déjà exponentiel de Twitter, à des kilomètres de la multiplication des réseaux sociaux de niche tout juste amorcée (les écolos, les mécanos, les bricolos, les mégalos, etc.), LE sujet de discussion online de l’année 2009 est déjà dans les tuyaux. Les premiers remous et signes annonciateurs sont bien là. Ne manque que l’étincelle pour expulser la future marotte blogo-médiatico-politique et inonder les écrans de faits divers sordides sur Internet : l’insécurité en ligne. La nouvelle insécurité. La peur virtuelle.

Le grand méchant webwolf…


Rappel : l’insécurité, c’est le danger réel ou imaginé et la perception de sa gravité. Le flottement de la notion, la brèche dans l’inconscient collectif, est dans “imaginé” et “perception”. Spécifiquement en ligne, l’insécurité peut se diviser en 2 catégories aux enjeux propres : l’identité et la délinquance. Le dénominateur commun : la protection des données personnelles.

Mot de passe et identifiant sivouplé

Bon, la question de l’identité numérique n’est pas neuve. Avec l’explosif Facebook, elle s’est vite posée avec d’autant plus d’acuité, donnant lieu à des interrogations légitimes sur les risques et à une vulgarisation télé française très discutable (et un hypothétique contre-reportage ?). La preuve récente la plus impressionnante venant de l’édifiante reconstitution en ligne de la vie de Marc L. menée par Le Tigre et déjà largement commentée.

Moins effarant, j’ajouterai que non content de pouvoir être pisté avec une précision assez redoutable par quiconque connait l’existence du moteur de recherche, on peut aussi être confondu avec d’autres en ligne… une mésaventure personnelle relatée par Paul Digital . Sans portée mais utile.

Enfin, le cybersquatting change de forme. Plus besoin de réserver l’url www.prenomnom.com, l’ouverture des extensions de noms de domaines (prévu au deuxième semestre 2009) va rebattre les cartes. Non, le problème est désormais que si on ne s’empare pas de son identité numérique, particulièrement sur les réseaux les plus influents, d’autres peuvent s’en charger. La tendance est clairement à l’ouverture de faux profil Facebook ou Twitter de célébrités particulièrement politique. Souvent éphémère certes, mais potentiellement dangereuses si mal intentionnées compte tenu de la liquidité de l’information sur ces 2 réseaux sociaux.

Les problèmes ?
1/ Au contraire de la vraie vie, les choses que nous faisons en privé en ligne laissent des traces écrites difficiles à ravoir et demandant une vigilance pointue.
2/ Avec la multiplication des outils, applications et sites et si l’on souhaite avoir une existence active ou utile en ligne, nous disséminons nos adresses électroniques, mots de passe et bribes de vies un peu partout.

Crise d’angoisse ? Voici 10 règles simples, futées et bien utiles pour commencer à contrôler son image.

Racaille online

Attention ou vous cliquez. C’est l’autre gros morceau. Le web présenté comme point de rendez-vous incontournable des pédophiles, trafiquants, voleurs, receleurs, violeurs, twitteurs si magnifiquement illustrée par la récente campagne gouvernementale. Levée de boucliers de la communauté initiée en ligne mais bonne acceptation en dehors (comprendre chez les non webeux). Argh. Il faut dire que le sujet monte : 64 % des citoyens européens sont préoccupés par les questions de protection des données ET ils estiment que la prise de conscience et les informations dans ce domaine laissent encore à désirer.

La crise procure par ailleurs un terreau fertile à la délinquance online selon le ministère de l’intérieur. Postulat semble t-il logique : les escrocs sont plus actifs et les victimes potentielles plus nombreuses puisque tout le monde est à la recherche de la bonne affaire. A cela s’ajoute un panel de victimes internautes de plus en plus étendu avec la poursuite de l’augmentation du taux d’équipement des ménages en ordinateurs et celle du commerce en ligne. Sans pour autant que l’accompagnement/éducation/pédagogie de l’e-vie ne s’améliore franchement. Question prise de parole publique online sur le sujet, on oscille entre une information rouillée et inefficace, stérilement infantilisante ou de signalement/dénonciation. Pas de juste milieu.

C’est côté organisme indépendant que l’info est la plus juste, pertinente, évolutive et ouverte bien sûr : la CNIL ou le Forum des droits sur l’Internet. Sans s’adresser ni donner les clés au plus grand monde. Compliqué, c’est vrai. Mais primordial. L’enjeu n’est donc pas de nier, d’interdire ou de faire peur mais d’accompagner TOUS les internautes sur la toile.

Au final, c’est une certaine insouciance collective, la méconnaissance crasse et peur tenace des gouvernants ou aspirants gouvernants français sur la portée, les espoirs et bénéfices de l’évolution du vèbe qui posent problème. A droite comme à gauche (et dans la “jeune” génération qui plus est !) cela ne semble pas prêt de bouger. Une initiative privée, sans être la panacée, a le mérite de prendre le problème et les craintes qu’il suscite par le bon bout, de centraliser les solutions et de redéployer sur l’information existante à travers un site ouvert à la participation. Ask them. Et reparlons en.

PS : ça tombe bien : aujourd’hui, 28 janvier, est la 3e journée de protection des données

;)


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