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J’ai pris un repas au KFC

Publié le 02 février 2009 par Pierre

kfc20bucket20of20chickenDimanche à Paris, 13h. A cette heure, 3 millions de poulets sont en train de rôtir sur la broche. Prenant le contre-pied de cette tradition bien française, j’ai décidé de tester les recettes au poulet des restaurants KFC, fast food spécialisé dans le poulet frit et le graillon.

13h15, j’entre dans le restaurant KFC de Place d’Italie. Lumière tamisée, tables alignées, déco minimaliste. La sobriété du lieu tranche avec le clinquant assumé des concurrents McDo et Quick. Dans l’atmosphère flotte la prévisible odeur de graisse. Nullement découragé, je m’approche du comptoir, et prends ma commande. Service impeccable, rapide, hôtesse moyennement aimable mais on a vu pire.

Je m’installe, et déballe mon Tower Burger. Poulet (non reconstitué) pané dans ses 11 épices, steack de patates, pain. A côté, frites classiques et gobelet de Pepsi. L’ensemble est raisonnablement gras, et globalement insipide. Le tout est englouti en 1/4 d’heure.

kfc-spread
En mangeant, je lis, sur l’une de mes 4 serviettes en papier : « Préserver l’environnement, c’est facile ! Une serviette en moins par repas, c’est plus de 30 tonnes de papier économisées chaque année ». Fort bien. Un flot de questions afflue alors à mon cerveau : une serviette en moins que quoi ? que les 4 qu’on m’a données à la caisse ? Par ailleurs, ne sachant pas quelle est la consommation en papier générée annuellement par les restaurants KFC, j’éprouve une certaine difficulté à mesurer l’ampleur de l’économie réalisée. C’est alors que je me livre malgré moi à un petit calcul : une serviette en papier pesant environ 15 grammes, pour atteindre les 30 tonnes indiquées, il faut livrer environ 2 milliards de repas…  Je quitte le restaurant, impressionné.

Cela dit, pour être tout à fait complet, il me faut également évoquer l’après repas. Je suis ici contraint, cher lecteur, de te livrer une pénible vérité. La digestion de ce mauvais repas fut plus que difficile, et se traduisit par plusieurs aller retours prématurés aux toilettes. Cela dit, cette désagréable expérience est d’une certaine manière rassurante : l’intestin, en juge suprême de la qualité de ce que nous avalons, semble vouloir nous débarrasser au plus vite des mets les plus médiocres.

Frédéric


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