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Déçus et aspirants

Publié le 10 février 2009 par Jfa

Mon post d’hier m’a permis de me rendre compte que je n’arrête pas de rencontrer, virtuellement ou physiquement, de plus en plus de déçus, et d’autres, qui n’ayant pas l’âge de l’être, aspirent tout simplement à un paysage politique et une vie démocratique meilleurs.

Mes “déçus” à moi ne le sont pas parce que N. Sarkozy ne vire pas assez d’immigrés, ni parce qu’il ne donne pas assez au riches, ni parce qu’il ne détruit pas suffisamment le droit du travail. Non, quelques-uns sont déçus d’avoir cru au “Président du pouvoir d’achat”, les autres des tristes perspectives que leur offre “la” gauche, d’autres enfin de l’affligeant spectacle de la politique politicienne.

Les “déçus” des dérives et de l’émiettement de la gauche, et les aspirants condamnés à payer une dette publique (70 000 € par français d’ici 2011) qui, comme le montre l’explosion des inégalités au cours de ces vingt dernières années et la stagnation des revenus de l’immense majorité, aura été creusée au bénéfice quasi-exclusif d’une minorité de possédants.

Je me disais, naïvement que si tous ces déçus et aspirants, dont on retrouve certains dans ces comités et collectifs qui se créent lors de chaque conflit social, réussissaient à non pas se regrouper, mais simplement à se coordonner localement, ils constitueraient, dans chaque ville, dans chaque département, une force qui balaierait tout sur son passage.

Mais ne rêvons pas, si seulement ces gens là acceptaient de se parler, de débattre, de critiquer et de proposer, quel grand pas en avant cela constituerait pour une société où se réhabiliterait la citoyenneté.

Comme disait Alain Badiou, la démocratie n’est que si elle s’approfondit et se développe en permanence, ce qui ramène celle que notre Président s’acharne à confisquer à son profit à sa réalité: beaucoup par rapport à la Corée du Nord, très peu pour les espoirs des déçus et des aspirants, très peu aussi pour une vraie République.

Vieux déçus comme moi fidèles à quelques valeurs et jeunes aspirant à autre chose… Quel dommage que la mayonnaise ne prenne pas… A moins que la conjonction des blogs et des réseaux sociaux d’avec le fouet de la crise dans laquelle nous entrons ne parvienne à lier, au moins un peu, la moutarde, l’oeuf et l’huile dans les mois et années qui viennent pour rééquilibrer le règne sans partage de l’argent et nous préparer aux sombres défis qui nous attendent.


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