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Dominique Strauss-Kahn estime que la crise financière mondiale n'a pas encore complètement atteint l'économie réelle

Publié le 13 février 2009 par Slovar
A ceux qui seraient tentés de croire, comme le gouvernement nous l'explique que 2009 sera une mauvaise année, mais que le rebond devrait se produire dès 2010, nous leur conseillons la dernière déclaration de Dominique Strauss-Kahn le patron du FMI
"Le problème est que les effets sur l'économie réelle, pour la plupart d'entre eux, ne se sont pas encore fait sentir", déclare Strauss-Kahn dans IMF Survey, une publication interne du FMI. "2009 sera certainement une année plutôt mauvaise pour la croissance, et pas seulement dans les économies avancées, mais également dans les économies émergentes", a-t-il ajouté avant une réunion du G7 ce week-end à Rome. Strauss-Kahn a appelé les pays qui avaient adopté des plans de relance à les mettre dès maintenant en application.
Oui mais le problème, c'est que notre président et son gouvernement sont englués dans leur "formidable" loi TEPA sur laquelle EcoWeek, le mensuel d'analyse de BNP-Paribas donnait un avis très nuancé : Le paquet fiscal est un « pari risqué » et « Malgré la cohérence apparente de la stratégie d'ensemble, le budget 2008 représente un pari sur la croissance, assez risqué dans une économie ouverte à la compétitivité détériorée, notamment vis-à-vis de l'Allemagne - qui récolte aujourd'hui les fruits de son avance dans les réformes. [..] sans effet positif sur la croissance, le train fiscal (entre 12 et 15 milliards d'euros en année pleine) conduirait le gouvernement soit à une dégradation des ratios de déficit et dette publics - contrairement aux engagements européens de la France - soit à préserver les finances publiques au prix d'une politique plus restrictive par ailleurs, ce qui réduirait sa marge de manœuvre pour mener à bien les réformes structurelles.
Et bien, malgré ces réserves, le gouvernement l'a voulu et mis en place. Ce qui aujourd'hui obère les facultés de relance du pays. En effet, comment trouver dans un contexte de recettes en bernes l'équivalent des 12 à 15 milliards distribués CHAQUE ANNEE.
La situation est assez grave pour Christine Lagarde cesse d'utiliser l'expression "croissance négative" au profit de celle de "récession" nettement plus explicite et réelle : "L'année 2009 ne se présente pas sous des aspects particulièrement réjouissants," a reconnu la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, au micro de RTL ce vendredi. "Il faudrait qu'on réalise une année 2009 exceptionnellement bonne, avec de très bons premier et deuxième trimestre, pour remonter déjà ce handicap (de l'acquis de croissance)".
"Or on le sait le premier trimestre sera difficile, on aura une année 2009 difficile et je pense que nous n'aurons pas une croissance qui sera supérieure à -1%, ce sera probablement inférieur à -1%". Le gouvernement, qui jusqu'il y a peu espérait une croissance légèrement positive, publiera ses nouvelles prévisions au début mars. La Commission européenne prévoit une baisse de 1,8% du PIB français cette année, et le Fonds monétaire international de 1,9%.
"On a une situation de récession mondiale, de récession européenne et donc de récession nationale en France. On n'est pas plus mal lotis que les autres, on est plutôt un tout petit mieux lotis si on examine attentivement les différents postes qui constituent la croissance, mais on est en récession clairement"
ça aura été long et douloureux à dire. Et pas certain cette fois-ci que la palanquée de consultants et de communicants payés par l'Elysée, Matignon et les Ministères trouvent des arguments pour nous faire patienter. En tous cas, c'est encore plus le moment de leur rappeler que nous ne serons pas les seuls à payer le montant de la crise spéculative dont la plupart des dirigeants politiques connaissait l'imminence mais pas la date. C'est aussi le moment de rappeler aux dirigeants politiques et économiques qu'ils ne sont que les gérant temporaires de la richesse des pays.
A cet effet, nous souhaitons transmettre à nos amis et concitoyens Guadeloupéens, Martiniquais et Réunionnais tout notre soutien et espérons, contrairement à Martine Aubry qui "craint une "propagation des événements des Antilles à la métropole" faire bientôt une jonction de lutte avec eux ...
Sources
Reuter
L'Express
Illustration documentaire
El Diablo
Cet article est le 800 eme publié depuis la création de Slovar les Nouvelles en 2005

Libellés : crise financière, gouvernement


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