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Notre école fout le camp

Publié le 15 février 2009 par Angelita

J’ai lu un article dans le Monde qui démontre bien que l’Education Nationale est en péril et cela par la faute du ministère. On nous parle de réformes. Elles ne sont pas acceptées car elles ne collent pas avec la réalité. Mais cette réforme-là, si elle aboutit, mettra à mal, encore plus, toute notre éducation. Je vais en rapporter ici les différents points soulevés.

Ce qui se passe actuellement : une formation trop courte pour les professeurs stagiaires, ils ont des élèves, lors de stages occupant un tiers de l’année dans trois classe différentes. Les carences : prise en compte insuffisante de gestes professionnels, très peu de pratique et d’apports (pédagogie, psychologie, savoirs disciplinaires et autres). Une formation plus longue alternant pratique, pédagogie et savoirs serait plus à même de former les professeurs à leur métier, en perpétuel mouvement, face à une refonte de l’Education, à des enfants qui changent de plus en plus, à des parents exigeants mais aussi qui ne comprennent pas le métier de l’enseignement.

Voilà le dispositif devant entrer en vigueur en septembre : un mois de stage, non obligatoire, pour s’exercer à leur métier (ils ne le suivront pas tous. En effet, 40 000 stages pour 150 000 étudiants). Epreuves du concours en janvier et juin de la 2° année de master qui empêcheront les candidats de faire les recherches pour leur mémoire. Cerise sur le gâteau : diplôme obtenu, enseignement à plein temps sans accompagnement. Celui qui aura eu la chance de faire son stage d’un mois en CM2 pourra être affecté à une classe de CP, un professeur de lycée pourrait s’occuper d’une classe de collège. La pédagogie est autre d’une classe sur l’autre, cela entraînera des enseignants dégoûtés, démissionnaires, à bout psychologiquement car ils n’auront pas pu être formés et ne sauront pas faire face à l’attente d’un public différent.

Les concours vont d’ailleurs être réduits et cela entraînera qu’un professeur des écoles n’aura pas d’épreuves pour vérifier sa capacité à enseigner le Français. Déjà, que les plus jeunes font des fautes inimaginables et sont sûrs de leur fait, les enfants ne sauront plus sur quel pied danser car pour eux, la parole du maître est parole d’évangile. Face à l’école, les parents ont toujours tort. (Expérience personnelle).

Comme tous les métiers, être enseignant s’apprend et tout au long de la vie. Les employés bénéficient bien de formations pour mettre à jour leurs connaissances grâce à la formation continue. Elle existe pour les professeurs et elle ne doit pas être annulée puisque le projet n’en parle pas. Le devoir d’une entreprise, donc d’un ministère, est de former ses employés pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes et obtenir des résultats.

Qui nous brade l’Education Nationale ? Vous l’avez deviné.

Cela me fait penser à cette école d’élite qui va voir le jour de plus en plus, une école privée où les parents devront payer, où les “meilleurs” pourront y accéder grâce à l’argent de leurs parents, où le classement ne se fera plus par école dans une même ville, mais par région. Concurrent quand tu nous tiens.

Tout cela entraîne le bras de fer entre le ministère et les universités. Soutenons les professeurs et les étudiants dans leur démarche pour donner un monde meilleur à nos enfants. De plus, le discours du ministère est incohérent, il préconise une nouvelle réforme où la formation sera absente et d’un autre côté, il annonce que les professeurs n’apprennent que des théories générales et remplacent de temps à autre un professeur absent et que cela n’est pas comme cela qu’on forme les gens. Propos jugés insultants, scandaleux. Le gouvernement “invente ce dont il impute la responsabilité aux instituts universitaires de formation des maîtres”.


Affaire à suivre.


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