Magazine Poésie

ABandon

Par Plouf
J'ai pour toute maison une vieille renault cinq,
qui me sert de gîte quand à la nuit venue,
Le froid devient trop fort . Mon coeur mis à nu
Rève de souvenirs; les rires assassins
De badauds en partance attisent ma tristesse...
Et je dors d'un oeil et reste à l'affùt,
Contrôle de police et je serai perdu,
Pour voir mes enfants ils feraient que là cessent
Mes heures de bonheur : j'attends les samedi
Pour les entrevoir, au centre de l'enfance,
Hélas je n'ai pu pour cause mon errance,
Etre sans domicile! Et devant eux je ris,
Et je parais à l'aise. Ils ne me parlent plus
Sauf pour des fadaises! Leur mère a voulu
De cette guillotine, je suis désemparé.
Mon père a laissé ce soir porte close,
Mes frères à l'identique... Mon coeur est morose,
Je pleure affalé à l'arrière du siège,
demain j'irai plonger par dessus la falaise...


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