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Chavez s'offre une étroite victoire au Venezuela

Publié le 16 février 2009 par Sylvainrakotoarison
(dépêches)
Venezuela: Hugo Chavez l'emporte mais ses opposants ne lâchent pas
16 févr 2009 - il y a 14 min - Ramon SAHMKOW
Les Vénézuéliens ont renouvelé leur confiance au président Hugo Chavez en votant "oui" au référendum lui permettant de se représenter en 2012, mais ses opposants, qui n'avaient jamais réussi à mobiliser autant d'électeurs, ont promis lundi de ne pas baisser la garde.
L'amendement constitutionnel permettant au président - ainsi qu'à l'ensemble des titulaires de mandats électifs - de se représenter autant de fois qu'il le souhaite l'a emporté avec 54,36% des suffrages, selon des résultats partiels publiés dimanche soir par le Conseil national électoral (CNE).
"C'est une victoire nette du peuple, (...) de la révolution", s'est félicité Hugo Chavez.
Mais l'opposition s'est empressée de souligner qu'elle n'avait pas à rougir du résultat. En obtenant 45,63% elle a dépassé, "pour la première fois (depuis l'arrivée au pouvoir du président socialiste en 1999, ndlr), la barre des cinq millions de voix", a souligné lundi Luis Ignacio Planas, secrétaire général du mouvement démocrate chrétien Copei.
Les opposants à Hugo Chavez n'avaient jamais réussi à mobiliser autant d'électeurs.
"Nous avons lutté contre (...) toutes les structures de l'Etat", mises au service de la campagne du oui, a encore dénoncé le dirigeant, soulignant que le seul bénéficiaire de l'amendement était le président, alors que le pays restait confronté "à l'insécurité, au chômage, à l'inflation".
"Une part importante du pays ne s'est pas pliée", s'est pour sa part félicité aussi le maire d'opposition de Caracas, Antonio Ledezma.
La règle en vigueur jusque-là n'autorisait pas plus de deux mandats consécutifs, ce qui aurait obligé Hugo Chavez à quitter le pouvoir à l'issue de son deuxième mandat, début 2013.
Le 2 décembre 2007, les Vénézuéliens avaient rejeté une réforme d'inspiration socialiste de la Constitution qui prévoyait déjà la possibilité de réélire le président au-delà de deux mandats de six ans.
La campagne de 2009 s'est centrée sur son bilan et sa personne, les chavistes soulignant les progrès réalisés en matière de santé, d'éducation et de logement, tandis que l'opposition dénonçait l'insécurité, la corruption et l'inflation.
Le président Hugo Chavez s'est engagé dimanche à s'attacher aussi à ces sujets, en particulier l'insécurité, première préoccupation de ses concitoyens.
Mais il risque de voir sa marge de manoeuvre réduite alors que les difficultés économiques s'amoncèlent. Selon ses opposants, le référendum a d'ailleurs été organisé comme une course contre la montre, avant que ne soufflent des vents plus défavorables.
Les cours du pétrole, principale ressource de l'Etat, ne dépassent plus 35 dollars le baril alors qu'ils avaient atteint 13O dollars en 2008 et que le budget de l'Etat était calculé sur la base d'un baril à 60 dollars pour 2009.
A moyen terme, les experts prédisent des ajustements sévères, avec des réductions des dépenses publiques et une dévaluation du bolivar, incontournable alors que l'inflation a dépassé 30% en 2008.
Ces données ne manqueront pas de jouer en 2010, lors du prochain rendez-vous électoral de la majorité avec ses opposants conservateurs, pour des élections législatives.
A l'étranger, la discrétion a prévalu après la victoire du "oui", sauf à Cuba, où le quotidien Granma, organe du régime communiste titrait "Oui à Chavez et à la poursuite de la Révolution". L'Union européenne a "pris note" du résultat.
Le Parti socialiste européen (PSE) s'est inquiété "de la division du pays" en moitiés presque égales, évoquant la nécessité d'un "dialogue", tandis que le Parti populaire européen (droite) affirmait que le chef de l'Etat vénézuélien s'éloignait de plus en plus des "libertés fondamentales".
Les Vénézuéliens renouvellent leur confiance à Hugo Chavez
16 févr 2009 - il y a 3 heures 3 min - Michaëla CANCELA-KIEFFER
Les Vénézuéliens ont renouvelé leur confiance au président socialiste Hugo Chavez en votant "oui" au référendum qui lui permettra de se représenter en 2012, à l'issue d'une campagne centrée sur son bilan, dix ans après son arrivée au pouvoir.
Le président vénézuélien Hugo Chavez fête sa victoire au referendum, le 15 février 2009.
L'amendement constitionnel permettant au président - ainsi qu'à l'ensemble des titulaires de mandats électifs - de se représenter autant de fois qu'il le souhaite l'a emporté avec 54,36% des suffrages, selon des résultats partiels publiés dimanche soir par le Conseil national électoral (CNE).
Après dépouillement de 94,2% des résultats envoyés par les bureaux de vote, le oui a obtenu 54,36% des suffrages et le non 45,63%, a annoncé la présidente du CNE, Tibisay Lucena.
"C'est une victoire nette du peuple, (...) de la révolution", a très vite réagi Hugo Chavez.
"La vérité a triomphé sur le mensonge, la dignité de la patrie l'a emporté sur ceux qui la nient, la constance a gagné", a-t-il ajouté devant des milliers de partisans rassemblés face au palais présidentiel.
"Je jure, qu'à partir de cet instant, je vais me consacrer pleinement au service du peuple, de manière définitive".
Le président vénézuélien a ensuite lu un message du dirigeant historique cubain Fidel Castro le félicitant "pour une victoire d'une telle ampleur qu'elle est impossible à mesurer".
Le CNE avait précisé plus tôt que le "oui" avait recueilli 6,3 millions de voix et le "non" cinq millions, selon les résultats partiels disponibles, tandis que l'abstention avait atteint 32,9% des inscrits.
L'opposition a admis sa défaite, tout en estimant que la "campagne a été celle de David contre Goliath et (que) Goliath a gagné".
Omar Barboza, président du mouvement Un nouveau temps (social démocrate) a dénoncé l'utilisation "sans scrupules" des moyens de l'Etat pour permettre au "oui" de l'emporter, tout en se félicitant que le non ait obtenu "plus de cinq millions de voix".
"Notre projet est très différent du projet totalitaire du président Chavez", a-t-il encore dit. Mais, "en tant que démocrates, nous reconnaissons les résultats", de ce scrutin, a-t-il poursuivi, en promettant de continuer à lutter "sur le terrain des idées".
Immédiatement après l'annonce de la victoire du oui, la ville de Caracas a été illuminée par des dizaines de feux d'artifices, tandis que les détonations des pétards résonnaient et que le président Hugo Chavez se montrait au balcon de son palais de Miraflores pour chanter l'hymne national.
Des milliers de partisans du chef de l'Etat ont fêté la victoire du "oui" dans les rues de la capitale agitant des drapeaux rouges, couleur emblématique du mouvement présidentiel, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV).
La règle en vigueur jusque-là n'autorisait pas plus de deux mandats consécutifs, ce qui aurait obligé Hugo Chavez à quitter le pouvoir à l'issue de son deuxième mandat, début 2013, sans pouvoir postuler à nouveau dans la foulée.
Le 2 décembre 2007, les Vénézuéliens avaient rejeté une vaste réforme d'inspiration socialiste de la Constitution qui prévoyait déjà la possibilité de réélire le président au-delà de deux mandats de six ans.
Le chef de l'Etat vénézuélien, élu en 1998 et réélu en 2006, argumentait sans cesse qu'il avait besoin de temps pour approfondir sa "révolution bolivarienne", précisant qu'il souhaitait rester au pouvoir au moins jusqu'en 2019.
La campagne s'était d'ailleurs centrée sur son bilan, les chavistes soulignant les progrès sociaux réalisés en dix ans en matière de santé, d'éducation et de logement, tandis que l'opposition dénonçait l'insécurité, la corruption et l'inflation frappant le pays.
Le président Hugo Chavez s'est engagé dimanche soir à s'attacher aussi à ces sujets, en particulier l'insécurité, première préoccupation de ses concitoyens.


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