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Patron éthique

Publié le 17 février 2009 par Christophe Le Vaillant @mceogroup
Je ne sais pas vous, mais moi j’en ai marre qu’on me parle de la crise ! La crise ? Mais la crise de quoi ? La crise de qui ? La crise pour quoi ? La crise pour qui ? Ca veut dire quoi la crise ? Vous le savez-vous ? Vous avez une définition exacte de la crise ? Bref, la crise… la crise… mais bon au moins cela nous permet de réfléchir. Précision : dans ce blog on n’a pas attendu la « crise » pour évoquer des sujets aussi divers que : la place de l’homme dans l’entreprise, la logique compétence, les bienfaits de la communication, la nocivité de l’argent roi, la nécessité de faire la fête dans une boîte, etc.
La crise a au moins une vertu : elle permet de séparer le bon grain de l’ivraie. Une entreprise n’est pas, n’est plus forcément une machine à gagner de l’argent ! Vous en doutez ? Souvenez-vous… il y a quelques semaines (avant la crise, ce n’est pas si loin), on nous expliquait qu’il fallait gagner de l’argent, gagner de l’argent, gagner de l’argent !!! Encore et toujours de l’argent. Rentabilité ! Profit ! La valeur ajoutée de l’entreprise c’était d’abord le chiffre de sa rentabilité ! Bien sûr, quelques dinosaures disaient qu’on allait dans le mur, que les collaborateurs étaient la première richesse de l’entreprise, etc. Mais non, il fallait de bons gros dividendes… !!!! Je vous parle d’un temps que les plus de vingt ans peuvent connaître.
Mais que se passera-t-il quand l’orage sera passé ? Le naturel reviendra-t-il au galop ? Et bien, je ne pense pas. Plus rien ne sera comme avant pour une seule raison : c’est que cette crise nous permet de constater que l’argent n’est pas une fin mais un moyen. Et ça c’est formidable ! Moi je le dis : vive la crise ! Et c’est le chef d’entreprise que vous le dis ! Oui la crise est salvatrice ! Oui les faiseurs d’argent vont en être pour leurs frais ! Oui les actionnaires obsédés par leurs dividendes vont regretter de ne pas avoir assez investi dans leurs outils ! Oui les frileux du long terme vont avoir du mal à traverser l’hiver sans leur bas de laine ! Oui les dirigeants, les manageurs, les collaborateurs, même les actionnaires vont devoir inéluctablement remettre les notions de « vrais résultats » au cœur de leur action. Des « vrais résultats » ? Oui, nous devons tous désormais exiger des résultats, non pas sur du papier de soie, mais des vrais résultats. De bas en haut, de haut en bas, chacun va devoir rendre des comptes. Ca c’est formidable ! L’impunité des bonimenteurs et des pleureurs au placard. Il faut exiger des résultats, je le répète, tout le monde va devoir rendre des comptes. C’est un ravissement. Mais ne nous méprenons-pas : tous les patrons ne sont pas des voyous. Ce discours populiste même s’il est populaire est un peu agaçant. On doit tous faire son autocritique. Rien n’est blanc, rien n’est noir, tout est gris. C’est ça qui est passionnant. Chacun va être remis droit dans ses bottes, en adéquation avec sa conscience. Alors est-ce qu’il y a place à la morale dans tout cela. Je ne vous ferai pas de dissertation sur morale et capitalisme, il y a de bons bouquins là-dessus. Cependant, je ne peux donner qu’un témoignage le mien. Il vaut ce qu’il vaut, mais il a le mérite de sonner vrai… puisque c’est le mien ! Je pense qu’on peut très bien diriger une entreprise et être adéquation avec ce que l’on est. Les valeurs que l’on porte et auxquelles on adhère. Ca c’est chouette. On peut même être honnête avec des clients ! C’est fou, non ? ! Dire à des clients « jugez-nous sur des résultats » et « rémunérez-nous aux résultats », c’est aussi cela mettre de la morale dans les relations professionnelles. Avoir de la considération pour ses équipes et les payer d'une façon juste. Où est le scandale ? Moi, je n'en vois pas. Ne nous cachons pas derrière des fausses barbes : tout le monde souffre actuellement dans les entreprises, financièrement, économiquement et pis encore : moralement. C’est dans la difficulté et l’épreuve qu’il faut montrer à ses clients qu’on les aime deux fois plus et qu’on s’adapte à leur souffrance. C’est aussi cela l’éthique dans les affaires. Bon je sais, je m’énerve un peu en écrivant ce post, mais on entend tellement de choses aberrantes à l’heure actuelle qu’il faut revenir encore et toujours à des choses fondamentales. Le management des Hommes. C’est épatant d’imaginer une sortie de crise ? Personne ne sait vraiment ce que cela veut dire, mais tout le monde y pense. Et puis entre nous sortir d’une crise qu’on ne sait même pas expliquer c’est plus sympa, non ? Allez, bonne imagination ! C'est par ici la sortie...
Nota bene : Amis lecteurs, je n’ai pas été régulier dans la rédaction de ce blog. J’ai de bonnes raisons : le développement de notre jeune entreprise M’CEO. Je vais à nouveau donner du temps à mon blog chéri et d’ailleurs, je vous informe que mon prochain post sera consacré à lecture très intéressante d’un livre de Jean-Pierre Corniou « Le web 15 ans déjà… et après »(Dunod). Nous sommes au cœur des problématiques managériales et communication dans l’entreprise… et même en dehors. A très vite… promis !

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