Magazine Société

Citoyenneté(s) , la nouvelle donne

Publié le 17 février 2009 par Ressol

Dans une communication au Conseil Général des Hauts-de-Seine...

Publié le mardi 17 février 2009

Au Forum 2009 de la jeunesse du Conseil Général des Hauts-de-Seine ( 4 février dernier à Villeneuve-la-Garenne) Jean-Claude Richez responsable de la recherche, des études et de la formation à l'INJEP ( Haut-Commissariat à la jeunesse auprés de Martin Hirsch) confirme que la citoyenneté ne présente plus les mêmes contours qu'au siécle précédent et que particulièrement l'autonomie des jeunes dans l'acquisition des connaissances et dans leurs expériences de vie ne confinent plus le processus d'acculturation dans le carcan familial-tribal-communautaire, d'un micro-territoire, pas plus que dans celui de l'école de la République. Les mobilités, les TIC , les portables et les mobiles dessinent un autre visage-paysage du sentiment d'appartenance et des ressources-liens qui y contribuent.

http://www.ressourcesjeunesse.fr/Education-a-la-citoyennete-la.html

Ce constat, s'il vient un jour à être partagé par le plus grand nombre des acteurs institutionnels ou autres impliqués et concernés par les politiques de la famille, de la jeunesse et de l'éducation-enseignement- formation, poserait autrement la participation des " jeunesses au travail " pour être entre soi ( les enfants et les jeunes) et faire société avec les autres générations au sein des dynamiques territoriales. La citoyenneté plurielle, par la diversité des postures dans les parcours de vie que la responsabilité et la participation imposent, devient une co-construction, une coéducation intergénérationnelle, interterritoriale, interinstitutionnelle évolutive. Une économie d'archipel et plurielle subvertit les "compétences territoriales et sectorielles instituées".

De là à trouver singulièrement pertinente la posture d'un Haut-Commissaire à la jeunesse avec un soupçon de pouvoir interministériel, celle-ci s'argumente et se trouvent des alliances potentielles ou esquissées pour des gains collatéraux.

Pour mémoire, à l'époque du déboulonnage de Claude Allègre pour ses relations tendues au sein du " mammouth ", Jacques Julliard dans un papier du Nouvel Observateur " Essayons la trêve !", suggérait " Il faut que l' Education Nationale cesse de porter toutes les lâchetés du reste de la société ".
En traduction libre, la formation à l'exercice de la citoyenneté n'incombe pas à la seule Education Nationale et les performances de l'école pas plus que les incivilités ou violences qui l'affectent ne seraient autogénérées en son seul sein. Cette évidence de la percolation interne-externe entre les " territoires de l'éducation-enseignement- formation- emploi-dynamiques territoriales " justifierait un léger coup de pouce à l'esprit coopératif et c'est peu dire que l'économie sociale et solidaire et la vie associative qui s'y reconnait - qui n'ont pas toutes les vertus - constituent cependant une forme de recours.

Tout ceci mijotte et déjà ceux qui ont goûté au breuvage , discrétement, vous annoncent avec guitare acoustique et santiags ( version française) " le monde et les temps changent !". Un nouveau pragmatisme coopératif " l'économie plurielle " associé à la citoyenneté plurielle , fait contre-feux aux bidouillages d'experts trés technico-administratifs, a tout de l'émergence confirmée des coopérateurs ludiques.
Une transversalité interministérielle, interterritoriale, intergénérationnelle et interinstitutionnelle qui, si elle destabilise les auto-évaluations de nombreux acteurs institutionnels ou institués, donnerait un poids réel aux enfants et aux jeunes dans les dynamiques territoriales.

Une révolution copernicienne en éducation, les enfants et les jeunes existent collectivement, nous en avons rencontré, éco-citoyens, solidaires dans la vie locale et dans la coopération européenne et décentralisée. Il semblerait qu'ils se mettent à dessiner le monde d'aujourd'hui et de demain, les A.J. (anciens jeunes) les regardent une larme à l'oeil, émus d'avoir oser se déprendre de tant de tutelle excessive.

Ce constat n'ira pas sans quelques frottements rugueux, ainsi les exigences pour être admis légalement sur le territoire français devraient comporter une part de solidarité internationale par cette citoyenneté plurielle qui en miroir donnerait crédit au codéveloppement. Des réciprocités restent sans doute à inventer.
Il n'est pas question ici des accords commerciaux bilatéraux mais du droit international et pour donner de la tenue à ce propos la Convention Internationale des Droits de l'Enfant qui aura 20 ans cette année 2009 ne devrait pas être hors champ pour quelques pas en mondialité ( Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau) et en humanitude ( Albert Jacquard) . Le trés drômois Ministre de l'identité nationale et du codéveloppement Eric Besson ne peut ignorer l'existence de La Plateforme d'insertion par l'humanitaire de Romans-s-Isère ( Drôme) créée en 1994 et inaugurée par Bernard kouchner. http://www.plateformehumanitaire.asso.fr/

Pour le Centre d'Intervention Culturelle Socio-Technique Arcure Art. 17, également drômois depuis plus de 20 ans, la citoyenneté liée à la découverte économique et socioprofessionnelle s'est affichée dans des dispositifs institutionnels depuis les années 90. En 2001, une récidive avant le changement de gouvernement, dans le " Guide ressources des repères et outils de la citoyenneté " du Département de la Drôme, avec une préface de Mme Marie-George Buffet, nous trouvions un " Permis de séjour pour un contrat éducatif local... . Préparation à la participation citoyenne, culturelle, sociale, économique, active, des 16-25 ans dans le développement local ". En concurrence avec un " Envie d'agir " beaucoup plus atomisateur des énergies, notre proposition de mobilisation collective autrement conséquente n'était pas " politiquement correcte" pour le nouveau gouvernement car opérationnelle dans la constitution d'une expression collective des "jeunesses" condition d'une coopération intergénérationnelle, contraire aux captations précoces des " gagneurs " isolés par le marché pour sa relance suivant les mêmes régles aussi peu solidaires.

Il y a maintenant beaucoup de " perdants" il faudra bien se résoudre à une forme de " reliance " des jeunes entre eux et intergénérationnelle à toutes les échelles de territoire.

Nous avons des engagements, des valeurs, ils s'affichent, mieux ils se vivent et s'évaluent. Des valeurs évaluables, pas dévaluées par des pubs grand format polychromes captatrices douteuses des consom'acteurs ( citoyens ?) .

Solidairement.

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