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Apprendre… (1)

Publié le 23 février 2009 par Jfa

Pour en revenir à la pédagogie, il existe aujourd’hui un consensus sur le fait qu’en situation d’apprentissage, ce sont nos propres activités qui sont mémorisées et non pas, comme on le croit souvent, les paroles de l’enseignant. Ces paroles se bornent à déclencher des activités intellectuelles…, ou non.

Cela reste néanmoins un processus largement inconnu que différents modèles cherchent à préciser. Rappelons que l’apprentissage résulte de la perception d’une information (extérieure à l’individu), des comportements mis en oeuvre, de leur auto-évaluation/régulation à plusieurs niveaux, et de la mémorisation finale du processus. Chacune de ces étapes étant susceptible de dysfonctionner, l’analyse des erreurs déterminant alors les correctifs adaptés à mettre en place.

1- Behaviorisme, le plus ancien:  L’environnement dirige et crée les apprentissages, de façon quasi-mécanique (stimulus –> boite noire –> réponse). Le conditionnement (répétition, sanction négative et renforcement) crée la connaissance. Du béhaviorisme est issu l’enseignement programmé où, à partir d’objectifs détaillés, voire parcellaires, les acquis sont rendus mesurables. Le principal défaut de tels apprentissages est qu’ils sont peu transférables ou adaptables à des situations voisines dans lesquelles certains éléments du contexte auraient été modifiés.

2- Cognitivisme : C’est par des modes intrinsèquement personnels de traitement de l’information (déductif-inductif, analytique-global, ….) que se fabriquent les connaissances. Une approche vulgarisée existe, basée sur les différences fonctionnelles supposées entre les deux hémisphères cérébraux. L’apprentissage est présenté comme processus dynamique, reliant ces méthodes de traitement de l’information à ce que l’expérience personnelle du sujet a déjà mémorisé. L’organisation des connaissances emmagasinées acquiert ainsi une place centrale dans les mécanismes d’apprentissage.

Une démarche inductive part d’observations pour reconstituer les règles ou les principes généraux : à partir de situations-problèmes au départ dépouillées puis progressivement complexifiées. Une démarche déductive démarre de l’exposé du principe général pour ensuite expliquer, puis présenter des exemples, puis mener à des exercices d’application. Une démarche analytique décrit les composantes de l’objet étudié et les étapes d’un processus alors qu’une démarche globale mènera à étudier l’objet dans ses environnements, ses flux, en privilégiant souvent, au départ, une image globale donnée par une métaphore…

La suite demain.

- “Le pire est encore à venir”, tribune de J. Attali dans Slate.

- La fusion des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne. Le Monde.

- Après la Loi de Robien, la loi Scellier… Et c’est pas mieux. Marianne.


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