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Le film qui fait peur, décrypté.

Par Delph089

PsychosePupilles dilatées, poils des bras au garde-à-vous, les dents qui grincent….Vous, vous venez de regarder un film d’horreur !  

Voici quelques clés pour ne plus jamais sursauter devant un film qui fait peur et gagner ainsi l’admiration de tous vos amis.

Il existe en effet quelques règles majeures inhérentes à ce genre cinématographique, applicables aux Scream, Urban Legends et autres Souviens-toi l’été dernier :

  • Le héros est le plus souvent une héroïne. Tout gravite autour d’elle et elle est tout naturellement la cible du tueur, qui sévit sur le campus/le quartier résidentiel/le camp de vacances. Pourquoi une fille ? Parce que ces films (souvent réalisés par des hommes!)véhiculent l’image archaïque selon laquelle une fille est moins forte face à un agresseur, ce qui, de facto, rend la traque plus longue. Dans toute l’histoire du cinéma, les plus grands cris de terreurs étaient d’ailleurs poussés par des femmes comme dans le mythique King Kong de 1933, ou le non moins magistral Psychose d’ Hitchcock. C’est ce que j’appelle le SBE ou Syndrôme de la Biche Effarouchée !
  • Tout au long de l’intrigue, chaque membre de l’entourage de l’héroïne devient suspect. En revanche, les soupçons s’amenuisent à mesure que les cadavres de ces mêmes amis s’amoncellent.
  • La victime potentielle détale toujours à perdre haleine, se cognant dans tous les murs, trébuchant au moindre caillou, et s’époumonant à qui veut l’entendre, c’est-à-dire, personne.
  • Le “méchant”, quant à lui, ne court jamais. C’est un maître zen. Pourtant il n’est jamais distancé. Diable, mais comment fait-il ? Ses gestes sont lents, la victime à le temps de voir venir, il lève son bras vengeur par-dessus son épaule et avant qu’il ne l’abatte sur sa proie, celle-ci aurait eu 3 fois le temps de se dégager et de lui mettre une tête au carré, mais elle reste inerte !
  • Cette même proie qui, sous le coup du stress sûrement, court toujours se réfugier dans des endroits sans issue : dernier étage, placard, toit de l’immeuble…
  • Le film est généralement truffé de “fausses alertes”, histoire de bien jouer avec nos nerfs et/ou de nous prendre pour des idiots. Les plombs viennent de sauter, la pénombre s’abat sur nos protagonistes, la musique se fait lancinante, et là : _ ” Attention, derrière toi !..”, ouf, ça n’était qu’une branche/un chat/un ami trop entreprenant !
  • Attention au petit-ami très attentionné et protecteur qui est un suspect très sérieux à prendre en considération.
  • Si vous n’avez toujours aucune piste sur l’identité du tueur, patience, il arrive toujours un moment, généralement le face à face final, où l’héroïne désespérée se met à beugler “Mais… pourquoi tant de haine?”. C’est alors que le psycopathe nous gratifie d’une autobiographie plutôt tirée par les cheveux, et se justifie ainsi des tortures infligées à ses animaux de compagnie étant enfant.

Ce type de films est donc régi par toutes sortes de codes de mise en scène, de narration, de cadrage. Des codes qui, une fois repérés et digérés, vous font préférer les films d’horreurs qui justement s’affranchissent de ses règles !

Bons frissons à tous !

Posted in Cinéma Tagged: films d'horreur, frisson, scream, urban legends

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