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L'actre de contrition (1)

Publié le 03 mars 2009 par Hermas
La forme de l’Acte de Contrition peut changer d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre, et selon l’âge des fidèles. L’Acte de Contrition, en français par exemple est le suivant :
1) Mon Dieu
2) j’ai un très grand regret de vous avoir offensé
3) Parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable
4) et que le péché vous déplaît
5) Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce
6) De ne plus vous offenser
7) Et de faire pénitence
Mais, quelle soit sa formulation, qui varie selon les pays et les coutumes, il reste toujours semblable et contient les mêmes éléments. On peut y distinguer trois parties.
La première partie est la prise de conscience par le pécheur d’avoir offensé Dieu, et le regret qu’il éprouve de l’avoir offensé.
La deuxième partie explique et exprime la raison de ce regret : Dieu est infiniment bon et infiniment aimable, et le péché lui déplaît parce qu’il a tout créé en ordre et par amour.
La troisième partie est la décision prise par le pécheur de ne plus offenser Dieu, de faire pénitence, avec l’aide Sa Sainte Grâce.
Le premier Acte de Contrition se trouve dans l’Evangile de Saint Luc. Il nous est enseigné directement par le Christ Jésus, dans la parabole de l’enfant prodigue :
« Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint en ce pays et il commença à sentir la privation. Il alla se mettre au service d’un des habitants de la contrée qui l’envoya dans ses champs garder les cochons. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
« Rentrant alors en lui-même, il se dit : "Combien de journaliers de mon père ont du pain en abondance, et moi, je suis ici à mourir de faim ! Je veux partir, retourner vers mon Père et lui dire : ‘Père, j’ai péché contre le Ciel et contre Toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils : traite-moi comme l’un de tes journaliers’". Il partit donc et s’en retourna vers son Père ». (Luc 15, 14-20).
« Je veux partir, retourner vers mon Père… Il partit donc et s’en retourna vers son Père » : il a pris conscience de la misère dans laquelle il vit, il fait alors demi-tour, reprend le chemin inverse, et retourne chez son Père. C’est ce qu’on appelle la CONVERSION : reconnaître son erreur, s’arrêter, faire marche arrière, demander pardon, et reprendre la bonne route.
 (A suivre)
Mgr J. Masson

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