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Visiteurs du soir

Publié le 02 mars 2009 par Jfa

Moi aussi, comme un certain nombre de Présidents, j’ai mes “visiteurs du soir”, de nombreux soirs la semaine passée… Heureusement, mon fils est là en ce moment pour m’aider à cuisiner les jours de flemme.

Cela commence généralement par un coup de téléphone ou un mail entre 15 et 21h30: “Vous (”tu”) êtes (es) là ce soir ?”. Cela se continue d’un “Je (on) peux (peut) passer pour … ?”. A quoi je réponds la plupart du temps, sauf réunion ou sortie prévue de longue date: “Vous (tu) restez (restes) manger avec nous (moi) ?”. La réponse est, le plus souvent: “OK, merci. A tout à l’heure”, suivie souvent de la proposition d’apporter du vin ou un dessert.

Il arrive même qu’après une réponse positive à “tu es là ce soir ?”, la réponse soit “Bon, j’arrive avec untel et untel” et, comme tout dernièrement, débarquent 5 personnes. Et ce n’est pas là du sans-gêne ni de l’abus, mais la confirmation d’un proche qui sait la maison ouverte et qui, si la chose me dérangeait ou se révélait difficile pour X raisons, accepterait gentiment mon refus.

Quelquefois, il arrive que ce soient plusieurs coups de fil et la rencontre nocturne de gens qui ne se connaissent pas ou guère. Ces rencontres fortuites débouchent souvent sur des amitiés qui se poursuivent ensuite entre elles. D’autres fois, c’est la réunion d’autres, qui ne se voient quasiment que chez moi.

Culinairement, hasard et nécessité, il y a des soirs d’aubaine, où, pressentant les choses, j’ai déjà prévu ou préparé, surdimensionnés, une daube, un cari, un risotto, un sauté, des pâtes, des lentilles aux Morteaux ou aux Perugini, de la morue, … Si les coups de fils ont été passés suffisamment tôt dans la soirée, et si je suis d’humeur cuisinière, même si je n’ai rien préparé, j’arrive généralement à proposer un repas décent… D’autres jours, en m’excusant, j’ouvre le congélateur. Et, en dernière extrémité, j’ai toujours la solution du pizzaiolo du trottoir d’en face qui, par chance, est un maître en la matière.

Ces soirées sont la plupart du temps calmes: on mange, on boit un peu, on commente l’actualité, on s’échange les dernières nouvelles des uns et des autres, on s’indigne de comportements sarkoziens, on déplore le PS actuel et l’état de la gauche, le tout sur fond musical, en sourdine et varié, à moins, plus rarement, qu’un match télévisé soit le prétexte à la soirée. D’autres soirées démarrent, centrées, fonction des convives, sur tel ou tel thème, comme . D’autres encore, sans que j’ai réussi à en analyser les facteurs, démarrent avec des “fourres” de rires, la musique qui monte, les voix aussi, m’obligeant à fermer les fenêtres, dans cette chaleur humaine qui caractérise la “vraie” vie, la mienne tout au moins. Ces soirées là, on assiste parfois à quelques départs en équilibre peu stable, de ceux qui n’habitant pas loin sont venus à pied ou dont le (la) conjoint (e) est sobre.

N’en déplaise à J. Seguela, la soixantaine atteinte, ces soirées sont mes Rolex à moi et, si elles coûtent moins, elles valent infiniment plus cher.

- Vincent Peillon, ou ce que parler veut dire: “Hier, c’était un «crève-cœur». Aujourd’hui, le Sud-Est «est la seule région où je souhaitais et où j’ai accepté d’aller». C’est ce que déclare Vincent Peillon, désigné comme tête de liste PS aux européennes dans cette région, dans un entretien à La Provence”… “j’ai utilisé le mot “crève-coeur”, oui, mais il y a une deuxième partie à cette phrase: j’avais envie de passer à autre chose”…  Il dit “avoir trouvé dans le Sud-Est «des gens sincères» et se dit «très heureux de l’accueil et de la loyauté de personnes telles que Jean-Noël Guérini»“… Libération. Sans commentaires sinon un bon courage aux électeurs socialistes du Sud-Est.

- C’est bien connu, on trouve de tout sur Internet et un certain nombre d’affirmations y circulent, quelquefois exactes, parfois fantaisistes. Je viens par exemple de recevoir par mail un .ppt qui affirme: “Une partie des taxes sur le tabac destinée à la Sécu n’a pas été reversée par l’Etat (7,8 milliards d’€). Une partie des taxes sur l’alcool destinée à la Sécu n’a pas été reversée par l’Etat (3,5 milliards d’€). Une partie des primes d’assurances automobiles destinée à la Sécu n’a pas été reversée (1,6 milliards d’€). La taxe des industries polluantes destinée à la Sécu n’a pas été reversée (1,2 milliards d’€). La part de la TVA destinée à la Sécu n’est pas reversée (2 milliards d’€). Il y a des retards de paiement à la sécu des contrats aidés (2,1 milliards d’€). Il y a des retards de paiement des entreprises à la Sécu pour un montant de 1,9 milliards d’€. Soit un total de 20,1 milliards d’€”. Ces chiffres seraient issus du rapport des comptes de la Sécurité Sociale. Ne pouvant les vérifier, je serai heureux si des commentaires éclairés venaient les confirmer ou les infirmer.

- “Israël envisage de doubler le nombre de colons en Cisjordanie”. NouvelObs . Ils iront crier au terrorisme ensuite. 

- Soutien sarkozien à l’automobile: un marché de dupes ? AgoraVox.

- Oh eau..! Une catastrophe annoncée. Le Monde.

- “D’abord parce que la recherche de la maximisation du profit n’est mécaniquement pas durable : à force de se laisser griser par des taux de rendement de 10, puis 15, puis 20, et pourquoi pas 25 %, on oublie simplement qu’il y a une limite physique au-delà de laquelle le château de cartes s’écroule. Cette limite, nous venons brutalement de l’atteindre”. Le Monde.

- L’oxymoron qu’est “l’éthique du capitalisme”. Le Monde. Ou les “Tendresses bestiales” ? (A. Rimbaud).

- Crise ou mutation ? Blog de Jacques Attali.


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