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Rosâme : des cosmétiques pour nos grand-mères !

Publié le 03 mars 2009 par (dé)maquillages @demaquillages

Rosâme : des cosmétiques pour nos grand-mères !Cette nouvelle marque est différente. Rosâme répond à un besoin qui n’est pas encore comblé aujourd’hui : des produits cosmétiques pour les personnes âgées. Qui, à partir d’un certain âge, n’en ont plus rien à faire des derniers actifs antirides à la mode (c’est trop tard !!!), mais qui, surtout, ont besoin de produits simples, sûrs, efficaces, faciles d’utilisation. De bons basiques, sans fioriture.
A l’origine de cette initiative : la pétillante Delphine Chomat. Après quelques années dans le commerce de matières premières cosmétiques, pendant lesquelles elle a parcouru les laboratoires de nombreuses marques françaises, Delphine s’est lancée dans l’aventure l'été dernier. Vous ne connaissez certainement pas encore Rosâme - sauf si vous fréquentez assidûment les maisons de retraite. Mais laissez le temps à cette jolie marque de s’installer, et je crois qu’on en entendra bientôt reparler !
Pourquoi une gamme spécifique pour les personnes âgées ?
DC : Un de mes amis, directeur de maison de retraite, m’a poussée à me lancer. Il avait noté un véritable manque en matière de produits d’hygiène pour ses patients. Les cosmétiques n’arrivent pas jusqu’à eux. Quand les familles ne leur achètent pas les produits indispensables (gel douche, shampooing, crème hydratante), les aides-soignants les dépannent en piquant dans la trousse de toilette du voisin ou vont au Carrefour du coin et ramènent les produits les plus bas de gamme, non adaptés à la peau fragile des seniors. Il y a parfois des boutiques dans les maisons de retraite, mais elles restent souvent mal structurées.
Quel est le positionnement de ta marque ?
DC : J’ai conçu Rosâme comme un véritable service : pas besoin de se déplacer, les produits viennent jusqu’aux personnes âgées. La peau des seniors a la même problématique que celle des enfants : il lui faut des produits sûrs, doux, qui se rincent bien, ne piquent pas les yeux, et dont l’utilisation est ultra-simple (un code couleur par type de produit, des indications bien lisibles, des pompes faciles à actionner…). Les produits Rosâme sont 100% made in France. Ils ont des formules courtes qui privilégient les ingrédients naturels, avec des tensio-actifs doux, et ne contiennent pas de parabènes. Ils ne sont évidemment pas testés sur animaux.
Comment s’est passé le développement de la gamme ?
DC : Je travaille avec la société Kosmeto, qui fait du « clé en main ». Je leur ai fait un brief sur les produits que je souhaitais développer en leur précisant la cible, le budget (le prix public doit rester accessible : de 6,50 € à 15 €), le type de textures (riches mais transparentes), le type de flacons (ergonomiques, avec du plastique et des encres recyclables, sans suremballage), etc… J’ai fait tester toutes les formules qu’ils m’ont proposées sur le terrain, en maison de retraite mais aussi à mon entourage, et nous avons sélectionné les meilleurs produits. J’ai ensuite fait appel à une agence de communication qui s’est occupée du logo, de la charte graphique, des brochures, et à une agence de web design pour créer mon site Internet.


Où peut-on se procurer les produits Rosâme ?
DC : Dans quelques maisons de retraite, notamment en Touraine. Et surtout sur Internet : www.rosame.com.

Quels sont les produits cosmétiques que tu utilises personnellement ?
DC : J’ai une préférence pour les produits bio, mais pas n’importe lesquels. Je veux du glamour, comme Patyka
(j’adore leur gel douche à la mandarine et leur crème de jour), Cattier (qui a aussi un très bon rapport qualité/prix). Et je viens de découvrir Kibio.
Comment penses-tu que la cosmétique va évoluer dans les années à venir ?
DC : Je ne crois pas que l’industrie sera beaucoup touchée par la crise. Celle-ci se traduira plutôt par un déplacement des positionnements des produits : plus de simplicité, plus d’évidence, moins de sophistication. Les marques qui risquent d’en souffrir, voire de disparaître, sont celles qui sont opportunistes et manquent d’authenticité (celles qui surfent sur la mode du bio par exemple). Et je pense que tout le monde va devoir se mettre un peu au naturel et au bio, et ce n’est pas un mal !


Que peut-on te souhaiter pour les mois à venir ?
DC : L’objectif pour 2009 est pour moi de faire beaucoup de terrain, de trouver des nouveaux partenaires, de mieux implanter ma gamme. La communication viendra dans un deuxième temps. Et j’aimerais également partager mon expérience de créatrice d’entreprise avec des femmes qui souhaitent se lancer. Pour leur éviter certains écueils que j’ai moi-même rencontrés, notamment en tant que femme. Pourquoi pas sous forme de conférences ?


Contact : Delphine Chomat - contact@cyprille.com

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