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A Nicolas Sarkozy : «la parole est d’argent» mais… «le silence est d’or» !

Publié le 10 mars 2009 par Kamizole

sarko-pabo.1236652037.jpgQue ne s’inspire-t-il de la sagesse de ce proverbe dont j’ai lu il y a peu qu’il nous viendrait des Hébreux par le talmud… Surtout si c’est pour ne rien dire ! ou si peu.

J’ai failli anticiper dernièrement : «Monsieur va parler, Monsieur a parlé» m’inspirant de Bossuet et son fameux «Madame se meurt, Madame est morte» (sermon funèbre d’Henriette d’Angleterre, première épouse de «Monsieur», frère du roi). Je ne sais pourquoi, dans ma mémoire cette phrase inaugurait l’homélie mais je me trompais.

En revanche, reprenant l’ouvrage, j’y ai trouvé au presque tout début quelque chose que j’avais tota-lement oublié mais qui prend tout son sel quand on pense à la prodigieuse vanité de Nicolas Sarkozy : cette formule empruntée à l’Ecclésiaste (I, 2) «Vanitas vanitatis et omnia vanitas»… que je ne ferais pas à mes lecteurs/trices l’injure de traduire si ce n’est pour les plus paresseux : «Vanité des vanités et tout est vanité» ! La sagesse de Salomon n’a pas pénétré l’entendement du Chef de l’Etat.

Tant il reste convaincu d’une part qu’il doit «occuper le terrain» des médias - son fameux «agenda» ! – et d’autre part, encore et toujours sa croyance – totalement fausse mais illustrant à l’envi son immaturité psychique : «mentalité magique» qui constitue l’un des nombreux symptômes du «Complexe de Sarkozy» - qu’il lui suffit de parler pour que les problèmes soient résolus, son exposé de la situation et les solutions qu’il entend appliquer comprises par les Français…

J’ t’en fiche ! Il s’en faudrait même de beaucoup… quelques mesurettes pour les plus démunis. Mais évidemment rien sur le pouvoir d’achat et notamment l’augmentation du Smic… dont le Medef – droit dans ses bottes et arquebouté dans la plus féroce «lutte de classes» - ne veut absolument pas entendre parler. Il suffit de penser à l’attitude du Medef national et guadeloupéen pour s’en convaincre !

Très tôt réveillée - un peu avant 1 h du matin mais la veille, levée comme d’habitude vers 3 h du matin, j’avais beaucoup travaillé dans la maison et n’ayant pas sacrifié à une sieste réparatrice, je me suis écroulée dans mon lit peu avant l’heure de «l’homélie» de «Monsieur de l’Elysée».

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J’entendis le lendemain matin Bernard Thibault (CGT) aussi déçu que je suppose l’ensemble des représentants syndicaux, critiquer la faiblesse des propositions – sans commune mesure avec l’attente des Français ! – et ironiser au sujet de «l’enveloppe budgétaire» dégagée : c’était jusqu’à présent «8 milliards pour le patronat – la suppression de la taxe professionnelle… il oublie les 7,5 milliards pour l’industrie automobile et la manne destinée aux banques – contre zéro». Le match se conclut (provisoirement ?) par «6 contre 2,6 milliards» . Dieu ! quelle générosité…

Encore une fois, je suis stupéfaite de lire que les mesures concernent les «classes moyennes» ! Je ne sais pas quelle est la conception en cours de cette notion sociologique mais l’on se réfère aux tranches de l’impôt sur les revenus – entre la classe moyenne inférieure, médiane et supérieure ; grosso modo de 1500 euros mensuels à 3000 ou 5000 euros – je ne vois absolument pas de quelles mesures fiscales bénéficieront les classes moyennes…

Sauf à considérer que les smicards (environ 1200 euros… bruts !) puissent être inclus dans la classe moyenne ce qui est vraiment le comble de l’absurdité s’agissant du salaire… minimum légal.

J’y vois plutôt le reflet d’un abaissement continuel des salaires depuis une bonne vingtaine d’années. J’avais pointé dernièrement – pour les infirmières – une perte de 300 euros, qu’il s’agisse des infirmières débutantes ou anciennes dans la profession, en m’aidant d’un convertisseur en francs ou euros «constants», seule base sûre de calcul, la comparaison des salaires «réels» d’une période à l’autre ne pouvant avoir aucune signification économique.

Je pense que le même phénomène doit être observé pour la plupart des professions, non seulement dans le secteur public mais également – et peut-être surtout ! – dans le secteur privé où, sauf dans les groupes importants, le salaire est laissé à l’appréciation du chef d’entreprise… la tendance actuelle étant de payer le moins possible pour un service maximum.


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