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“La fin du travail”

Publié le 10 mars 2009 par Jlhuss

180px-jeremyrifkin_rv.1236418219.jpg Dans le siècle que nous vivons, deux dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l’activité de l’économie mondiale. Un cinquième des demandeurs d’emploi suffira à produire toutes les marchandises et à fournir les prestations de services de haute valeur que peut s’offrir la société mondiale . Ces deux dixièmes de la population participeront activement à la vie, aux revenus et à la consommation -dans quelque pays que ce soit.

Pour le reste ? Peut-on envisager que 80% des personnes souhaitant travailler se retrouvent sans emplois ?

L’auteur américain Jérémy Rifkin , qui a écrit « La fin du travail » soulignait que les 80% restants vont avoir des problèmes considérables.

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Parmi ces innombrables nouveaux chômeurs répartis dans le monde entier, on trouvera des dizaines de millions de personnes qui, jusqu’à présent, avaient plus d’accointances avec la vie quotidienne confortable des environs de la baie de San Francisco qu’avec la lutte quotidienne pour la survie à laquelle doivent se livrer les titulaires d’emplois précaires.

C’est un nouvel ordre social que l’on dessine, un univers de pays riches sans classe moyenne digne de ce nom.

Certains se consacrent déjà à cette problématique et débattent des dosages envisageables en se demandant comment le cinquième fortuné de la population pourra occuper le reste superflu des habitants de la planète. La pression accrue de la concurrence ne permettra pas de demander aux entreprises une participation à cet effort social. D’autres instances devront donc s’occuper des sans-emplois : le bénévolat en faveur de la collectivité, les services de proximité, la participation aux activités sportives et aux associations de toute espèce. On valoriserait ces activités en les couplant avec une rémunération modeste, ce qui aiderait des millions de citoyens à garder conscience de leur propre « valeur ».

Mais on peut s’attendre à revoir des gens balayer les rues pour un salaire pratiquement nul, ou accepter des emplois de domestique en contre partie d’un logement misérable. Selon le futurologue John Naisbitt , l’ère industrielle, avec sa prospérité de masse, ne serait au bout du compte qu’un « battement de paupières dans l’histoire de l’économie » …

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