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Banderille n°292 : Le Parti Sombre…

Publié le 10 mars 2009 par Toreador

Téléchargez gratuitement sur internet la saison 2 de « P.S, les disparus »

Il y aurait dans l’analyse des guerres intestines du Parti socialiste de quoi nourrir 3 ou 4 saisons de séries américaines. J’hésite entre Lost, les disparus, Prison Break, ou Desesperate Housewives.

Il faut avouer que le ballet socialiste est assez comique : dans un grand mouvement gracieux, les danseuses de Solferino se séparent en se tournant le dos puis, régulièrement, elles reviennent virevoltant pour se frôler au centre de la scène et célébrer simuler « l’unité ». C’est beau comme « le Sacre du Printemps ». Ca pourrait être « Le Lac des Cygnes ». C’est peut-être simplement « Le Chant du Cygne ».


Valls flingue Mauroy, qui a trahi Balladur sur ordre d’Aubry. Peillon et Collomb entrent en dissidence ouverte contre les choix d’Aubry pour les Européennes, et du coup se font insulter par Montebourg. Aubry et les siens mobilisent les secrétaires départementaux pour museler la révolte. Mais attention : il faut préserver l’esprit d’unité retrouvée.

La nouvelle carte du Tendre…on d’Achille

La carte politique du P.S née du dernier Congrès a déjà volé en éclats. Delanoë n’existe plus (mais a-t-il simplement un jour existé ?) ; Chez Royal, ça tangue et ça se divise entre les provinciaux et les royalistes pur sucre; Hamon se mord les joues ; et Moscovici vient de comprendre un peu tard la différence entre compétence et loyalisme. Il faut aller lire ce billet hallucinant pour comprendre les comptes d’apothicaire du P.S.

Ce que révèlent ces mini-crises, c’est l’ingouvernabilité de ce parti. La raison en est simple : bien avant EDF ou France Telecom, le P.S est le premier parti à avoir été entièrement privatisé. Ses salariés sont en cogestion et se détestent.

Curieusement, pendant 10 ans, alors qu’il était à peu près encore cimenté par le jospinisme et le souvenir radieux de la Gauche plurielle, c’est un consensuel qui a tenu la barre molle du P.S. Et maintenant que le parti est aux abois, c’est une femme de tête qu’on a élue capitaine. Pas étonnant que le parti sombre et que ça tangue dans la soute…

Au nom de concepts abscons et de calculs foireux, les listes du P.S sont une abomination, un défi à la logique : éviction des députés les plus travailleurs (bonjour la gratitude), parachutage non voulu des uns et des autres à cent lieues de leurs circonscriptions, et remise au pas du P.S avec un système des dépouilles qui favorise la chef.

A ce train-là, Aubry sera devenue universellement haïe en 2012 !

Européennes 2009Martine AubryPS

Sujets: Banderille, Toréador critique la Gauche | 11 Comments »


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