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Merci Barcelone ! / Pierra Menta

Publié le 12 mars 2009 par Pascal Boutreau

Et voilà, la Ligue des champions a fait son traditionnel nettoyage de début de printemps. Ne restent désormais en course que de vraies équipes de football. Quatre clubs anglais comme d'hab (come on Liverpool!), deux espagnols, un allemand (allez le Bayern), un italien et un portugais, pas de faute de goût, tous les vrais pays de football à l'exception de l'Italie tout de même sont présents. Et quand on voit les prestations de Barcelone (quel régal pendant 45 minutes), de Liverpool ou de Manchester, on va se régaler au prochain tour.

Et donc, au revoir Lyon... Comme tous les ans à cette période de l'année, la France perd son dernier représentant en Ligue des champions. Logique au regard de notre Ligue 1 toute pourrite. Cette fois, M. Aulas ne va pas pouvoir nous refaire le coup de l'an dernier où il n'avait cessé de claironner que Lyon n'avait perdu que d'un but face au futur vainqueur Mancheter United. Pas faux certes, mais c'était omettre de signaler que Manchester avait géré tout le match retour sans vraiment forcer son talent. Cette fois, Lyon a reçu une  leçon conclue par une belle fessée. 5-2 en ne jouant sérieusement qu'une mi-temps avant de gérer, circulez, y a plus rien à voir. Dommage pour la France certes mais pas mécontent de cette élimination pour Juninho qui a une nouvelle fois fait preuve de sa bêtise habituelle comme à chaque soir de débâcle lyonnaise. Mais que M. Aulas reste serein. Sa Coupe d'Europe, il peut encore là gagner. Grâce à ses filles qui disputeront à Gerland la demi-finale aller face aux Allemandes de Duisburg, le 28 mars (match retour le 5 avril).

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Cette semaine, je suis en vacances. J'ai un peu retardé mon départ en Champagne pour m'assurer du suivi d'un papier destiné au journal de ce jeudi. Le thème du papier : la Pierra Menta, la plus mythique des courses de ski alpinisme. J'aurais pu laisser les textes dans le système et me casser. Pratique certes mais risqué. Pourquoi ? Eh bien parce que la présence de ces disciplines dans L'Equipe est récente et donc fragile. Pas facile et parfois décourageant d'entendre les réflexions de certains qui estiment que parler de ces sports c'est "voler" de la place aux sports majeurs. Pour certains esprits obtus, si on ne pouvait parler que de foot et de rugby, ce serait parfait (comme dirait quelqu'une : "y a vraiment des cons partout"). Mieux valait donc sacrifier une journée de vacances et aller à la conf de rédaction défendre mon bifteck ! Pas mécontent de l'avoir fait puisque je m'en sors avec un quart de page. Plutôt pas mal... Vous pouvez donc vous précipiter dans votre kiosque pour acheter le journal de ce jeudi. Voici pour vous aiguiser l'appétit quelques éléments pour vous faire découvrir le ski alpinisme ainsi qu'une ébauche du papier : 

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. La Pierra Menta, c’est deux cents équipes de deux skieurs, quatre étapes, quinze cols à franchir et 9700m de dénivelé positif pour un temps total d’environ 9h30 pour les deux vainqueurs qui se partagent 3100 euros (même prime pour les femmes).

. Une Coupe du monde regroupe huit courses. Il existe aussi des Championnats d’Europe et du monde (tous les deux ans). Italie, France, Suisse et Italie sont les nations fortes mais Allemagne, Autriche ou Norvège émergent. Chine et la Corée du Sud pointent aussi leurs spatules.

. La Patrouille des Glaciers, dans le Valais suisse, entre Zermatt et Verbier (53km de montagne soit l’équivalent de 110km d’effort, 4000m de dénivelé positif), ou le trophée Mezzalana dans le val d’Aoste en Italie (passages à plus de 4200m) sont les autres courses de référence.

. Le gain de poids est une des clés du haut niveau. La chaussure, en carbone, pèse 600g contre 1,2kg pour une chaussure traditionnelle. Chaque ski n’excède pas 730g.

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. Dans les montées, les skieurs ont le choix entre les crampons sous les chaussures (skis alors portés sur l’épaule) ou les peaux de phoque. Il s’agit de longues bandes posées sous les skis et qui permettent de ne pas reculer. Autrefois en poils de phoque, elles sont aujourd’hui autocollantes et formées de mohair (poils de chèvre angora), de fibres synthétiques ou d’un mixte en fonction du compromis que l’on souhaite entre la glisse, l’anti-recul et la résistance.

Toutes ces magnifiques photos sont de Jocelyn Chavy

Surfeurs des cimes

Près de 400 skieurs vont durant quatre jours enchaîner les ascensions et les descentes de sommets alpins. Parmi eux, Sylvain Guillaume, vice-champion olympique du combiné nordique en 1992.

Ce matin, à Arêches-Beaufort, à une vingtaine de kilomètres d’Albertville, ils seront plus de trois cents à écrire une nouvelle page de la Pierra Menta, la plus renommée des courses de ski-alpinisme, née en 1986 et baptisée du nom d’une montagne en forme d’obélisque qui domine le site. Quatre jours en plein cœur du Beaufortain, face aux massifs de la Vanoise, des Aravis et du Mont-Blanc à enchaîner les montées crampons sous les chaussures dans les rochers ou peaux de phoque sous les skis dans les tronçons enneigés. Quatre jours à parcourir les arêtes les plus abruptes puis à dévaler des pentes vertigineuses avant d’enchaîner avec de nouvelles montées.

SSS
Parmi tous ces sportifs, Sylvain Guillaume, vice-champion olympique de combiné nordique en 1992 derrière son coéquipier Fabrice Guy, participera pour la deuxième fois à ce monument de la discipline (84e l’an dernier). " J’ai découvert la Pierra Menta à la télé, à Stade 2. Je me disais que jamais je ne ferai un truc de fou comme ça. Et puis un collègue des Douanes, Mathieu Galland m’a proposé de venir essayer. Ça correspondait à une période de changement dans ma vie privée et j’avais donc du temps. On a depuis monté une équipe aux couleurs des Douanes qui nous aident beaucoup. D’ordinaire, j’ai un peu peur de la montagne car elle est imprévisible. Mais dans ces courses, tout est sécurisé, et on peut passer à des endroits où je ne m’aventurerais pas de peur des avalanches. Tu te retrouves au cœur de la nature. "

A quarante ans, Guillaume a trouvé dans le ski-alpinisme un nouveau terrain d’expression. " J’ai toujours été compétiteur et je le reste, précise-t-il. J’aime les défis. Quand tu arrêtes la compétition mais que tu continues le sport, tu as toujours un peu peur du jugement des autres. Mais j’arrive à ne pas me mettre trop de pression de résultat. Parfois j’entends des réflexions par rapport à mon passé de médaillé olympique du genre : ‘’Ah ben il est pas si terrible que ça…’’. Quand on me voit au départ, j’en entends aussi dire : ‘’ça va envoyer’’. Et puis ils voient que je n’arrive pas à suivre. Je suis comme les autres et quand on s’entraîne moins, on ne peut pas être au top niveau. Et puis, je n’ai plus rien à prouver à personne. J’ai passé le cap gentiment mais je sais que pour d’autres ça a été plus difficile. "

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Plaisir mais aussi souffrance et effort intense à partager avec un coéquipier. " Ce sont des moments où mon expérience du haut niveau m’est très précieuse, analyse Guillaume. Quand tu vis 270 jours par an avec tes coéquipiers comme c’était le cas en équipe de France, tu es obligé de savoir gérer les pressions et de savoir t’adapter au caractère de chacun. En course, la difficulté amplifie la tension, la fatigue te fait dire aussi certaines choses qui génèrent forcément des périodes de friction. A toi de savoir les voir venir. "

Samedi, tous les compétiteurs vivront une fois de plus un grand moment lors du passage du Grand Mont, à 2686m d’altitude, le plus point culminant de la Pierra Menta où les attendront 3000 spectateurs venus dès 5 heures du matin, à ski ou en raquettes. Au son des cloches, accompagnés par les odeurs de vin chaud mais aussi de… barbecue, les skieurs se faufileront entre une haie de spectateurs. " Dans ces instants, je retrouve les mêmes frissons qu’autrefois en combiné, témoigne Guillaume. Cette sensation de se faire encourager et toutes ces émotions qui procurent cette adrénaline qu’on vient tous chercher. "

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Un mot sur LOL, le film avec Sophie Marceau. Evidemment, ce n'est pas le film du siècle. Evidemment, c'est un film qui ne force pas à une introspection au sortir de la salle. Evidemment, on peut attendre quelques mois que ça passe à la télé. Mais très sincèrement, on s'en fout ! Il y a Sophie Marceau et ça suffit pour passer un bon moment. Bababa, qu'est-ce qu'elle est belle quand même... Pour le reste, mention spéciale à la jeune actrice Christa Theret qui interprète la fille de la belle Sophie.

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