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Jura : onanisme d’Etat et informatique

Publié le 12 mars 2009 par Kalvin Whiteoak

Un procureur général qui se procurait quelques menus plaisirs par la main gauche, un juge cantonal qui jugeait sur pièces par la main droite, un secrétaire général du parlement qui du rang de bélier fougueux en était réduit par l’âge de la retraite sonnant à bêler devant de simples photos cochonnes, plus encore quelques enseignants par ci occupant sainement leurs périodes et quelques fonctionnaires par là tirant sur la corde à défaut d’autre chose, voici que le canton du Jura nous montre un visage particulièrement amusant ces temps.

carotte

Ces grand pontes (et leurs petits commis) sont donc comme les autres … avec un léger problème quand même, notamment dans le milieu judiciaire, dans lequel on serait en droit d’attendre non pas que l’excès d’alcool soit banni (illusoire…) mais tout simplement que le respect que ses auxiliaires illustres exigent à journées faites et par métier de la part du justiciable soit peut-être la première qualité intrinsèque qu’il exigent d’eux-mêmes… mais visiblement loin s’en faut.

On n’a encore rien trouvé dans d’autres cantons romands, mais ça ne saurait tarder. La vertu ne s’arrête pas aux frontières du dernier né des cantons suisses.

Sauf que dans d’autres cantons, on cache, on enquête en sous-sol, on sous-traite à des privés … une habitude vaudoise par exemple. Quant un gugusse de la RSR s’est fait pincer les doigts dans l’exquis cambouis, ce n’est pas grâce aux efforts des flics officiels, mais parce qu’une petite boîte d’informatique avait réussi à mettre le doigt … là où il fallait.

A part le côté particulièrement peu reluisant de ce genre d’activités exercées en haut lieu … et en lieu et place de travailler, il y a un autre problème qui se pose est qui est celui de l’apport de la preuve.

Les grand nigauds jurassiens se sont laissés avoir comme des lapins stupides … sans réfléchir. On voit  d’ailleurs comment ils devaient travailler pour l’exercice de leur fonction officielle.

Cependant, il est très difficile de prouver depuis quel ordinateur tel ou telle activité a eu lieu. Et quand bien même ceci se produit, rien ne permet de prouver que l’utilisateur de l’ordinateur incriminé est bien celui sur lequel on tombe à bras raccourcis.

Les adresses IP existent, mais sont facilement falsifiables ou détournables par différents système de surf à partir de proxies anonymisant. Et par ailleurs, malgré l’existence de mots de passe, personne (sauf à être découvert sur le fait) ne peut affirmer que tel ou tel individu a bien utilisé un ordinateur pour effectuer tel type de requête.

Aussi longtemps que les systèmes informatiques seront aussi peu sécurisés qu’ils le sont actuellement, il faut se méfier des “découvertes” des informaticiens et des cyberflics.

Ils ont l’art d’embobiner leur monde avec des termes savants et des explications fumeuses, mais le fond du fond reste bien fragile chez eux : un château de sable construit sur une berge humide sous le pavillon des redresseurs de tort coûtant fort cher mais dont les hâtives conclusions font souvent penser à celles des apprentis-sorciers.

Attention justement à la chasse aux sorcières. Car les inventeurs de trésors en ce domaine peuvent aussi être ceux qui les pillent voire qui installent de faux pièges.

A quand la prochaine ouverture de la chasse ?


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