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Merz et son salami

Publié le 13 mars 2009 par Kalvin Whiteoak

Après avoir juré ses grand dieux et autres prophètes encore cette semaine qu’on ne toucherait ni à son pote ni à son secret bancaire bancal, le ministre au long format et aux idées courtes a dû se rendre à l’évidence : son pays avait toutes les chances de figurer sur la fameuse liste noire du G 20.

Il fallait donc, après une dernière nuit des longs couteaux destinée à l’aiguisage de sa réplique, trouver une parade ou du moins une tranche de parade.

Et voici qu’il nous sort son drapeau gris sâle sur le fil du rasoir, avec une de ces demi mesures dont il a le secret. Un truc impossible à réaliser avant deux siècles, compliqué à souhait, et démontrant qu’il n’a aucune envie de plier, et surtout de changer ses habitudes.

En Suisse on ne change pas un ministre qui perd …

salami

Le salami du secret bancaire à des fins fiscales sous la promesse faite par Hans Rudolf garde encore toute sa saveur et même sa peau. Tout au plus entame-t-on la ficelle par laquelle il pendait dans le fumoir.

Cette “avancée” que d’aucuns considèrent comme historique souffre déjà de beaucoup de maladies dont elle ne se remettra pas : à commencer par le fait que le gouvernement ne trouvera aucune majorité pour entériner ses débuts de propositions concrètes qui resteront donc sans effet.

Et à continuer par le fait que sa mise en œuvre est tout simplement pas possible. Pas de rétroactivité … veut dire en gros qu’on ne pourra transmettre des informations que pour des cas futurs ? des cas non encore poursuivis ? une sorte de loi-fiction qui en plus ne saurait s’appliquer qu’au cas par cas, mais pas aux résidents suisses.

Bref, sous la houlette de son charcutier en chef, la Suisse pratique une tactique du salami stupide et qui lui restera sur l’estomac. Car même si du côté de Bruxelles on entend quelques murmures saluant une nouvelle position de principe, il ne faudrait quand même pas que Merz prenne ses homologues pour des canards sauvages.

Ni la France, ni l’Allemagne et encore moins les USA n’accepteront la mise en place hypothétique du système esquissé par Hans Rudolf.

Il devrait d’ailleurs le savoir, puisqu’il “espère simplement que la Suisse ne figurera pas sur la fameuse liste noire”.

Pourquoi donc ne pas être plus pro actif, offrir une solution simple et efficace mais avec des exigences de réciprocité, notamment sur les British Virgin Islands et sur le Delaware, pour ne plus parler d’Andorre et du Liechtenstein qui eux ont compris.

La Suisse devra y passer. Il est dommage que son ministres des finances soit aussi obtus et lui fasse perdre un  temps précieux. Cette pseudo avancée n’est qu’un coup d’épée dans l’eau qui sera très insuffisant !

Au fait, ils en disent quoi les illustres membres de la fameuse task force ? ont-il seulement pris la peine de se réunir ? heureusement que le ridicule ne tue pas du premier coup !


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