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Humeur. On prend les pires, et on continue !…

Publié le 02 mars 2009 par Alaindumait

crise-economique

François Pérol, 45 ans, est donc, depuis ce matin, à la tête de l’ensemble constitué par les Caisses d’épargne et les Banques populaires.

Sans même entrer dans le débat consistant à se demander s’il est normal que la Commission dite de déontologie de la fonction publique (sic) n’ait pas été saisie, il est parfaitement clair que cette désignation, par le seul président de la République d’un de ses plus proches collaborateurs est emblématique du système français et de son capitalisme d’Etat (qui n’a jamais cessé depuis Colbert, et qui se renforce chaque jour avec Nicolas Sarkozy).

Certains s’offusquent de la forme vraiment cynique de ce parachutage. Je trouve personnellement qu’il est préférable que ce genre de forfait se fasse sans fioriture…

D’autres se croient obligés d’indiquer que les compétences de l’intéressé ne sont pas en cause. Pour ma part je pense que là est toute la question.

Il serait facile de reprendre chaque point du parcours de ce monsieur (http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Pérol ) et montrer que partout où il est passé ce fut une catastrophe pour notre pauvre pays (les restructurations industrielles sous Valéry Giscard d’Estaing, l’aide à l’Afrique noire, le sauvetage d’Accatel…). Mais le comble fut atteint avec la création de la banque d’affaires Natixis, filiale commune des Caisses d’épargne et des Banques populaires, qu’il a personnellement porté sur les fonds baptismaux, et qui a déjà perdu au moins 20 milliards d’euros.

D’ailleurs tous les observateurs un peu lucides savent très bien que ce rapprochement a pour seul but, moyennant une rallonge de 5 milliards d’euros d’argent public, de sauver de la faillite les Caisses d’épargne, et d’éviter la panique qui s’emparerait des titulaires des livrets A s’ils savaient à quoi à leur argent a servi, ou ce à quoi il a apporté sa garantie.

Bref, M. François Pérol, tout ancien major de l’ENA qu’il est, est le symbole d’une technocratie qui, à son actif, a une belle série de naufrages : du Plan Calcul aux avions renifleurs d’Elf Aquitaine, du Crédit Lyonnais à … Natixis.

Avec lui c’est « On prend les pires, et on continue !… »

A noter : il fait partie de ces hommes de gauche ralliés à Sarkozy. Il a été conseiller municipal  de gauche de la ville de Bandol entre 1989 et 1995. C’est lui qui a poussé son ancien patron Dominique Strauss-Kahn au FMI…

Là où il est maintenant, il va nous coûter  encore plus cher qu’avant !

La citation du jour : “Les salauds vivent du travail, de la maladie et de la misère des imbéciles et se servent d’eux pour neutraliser ceux qui s’en rendent compte.”(Serge Gainsbourg)

 



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