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Castle - le pilote

Publié le 15 mars 2009 par Heather

Castle aurait dû être la première série américaine à être traitée sur ce blog depuis trois mois, mais l'enthousiasme tout relatif suscité par le visionnage du pilote ayant fait traîner en longueur la rédaction de ce billet, elle s'est fait surprendre sur le fil par une grande ancienne ce vendredi. Mais voici quand même quelques mots (seulement "quelques", car il n'y a pas grand chose à dire non plus) sur la nouvelle série de Nathan Fillion.

Castle - le pilote

Diffusée sur : ABC (Etats-Unis).
Depuis le : 9 mars 2009.

Ca parle de quoi ?
Richard Castle, écrivain de best-steller policiers, devient consultant pour la police.

C'est avec qui ?
Nathan Fillion (Firefly, Drive), Stana Katic, Susan Sullivan, Ruben Santiago-Hudson, Molly C. Quinn, Jon Huertas (Generation Kill), Seamus Dever (Army Wives), Tamala Jones.

Et alors, c'était comment ?
En parfait épisode d'introduction, ce pilote va nous proposer une histoire classique dont le seul réel intérêt est de mettre Richard Castle en relation avec la police. En effet, un tueur reproduisant les meurtres décrits dans ses livres, la police est logiquement amenée à entrer en contact avec l'auteur et à l'interroger. Intrigué, se sentant vaguement impliqué malgré lui, Richard décide donc de se mêler de l'enquête policière, pour identifier le coupable. Un point de départ donc classique, pour une intrigue tout aussi prévisible, qui sert surtout à poser les bases des relations entre les différents protagonistes. Tout est bien huilé, les ressorts de l'intrigue, comme les différents dynamiques qui se mettent en place. L'aspect policier se révèle plutôt efficace, mais sans surprise, ni susciter un réel intérêt pour le téléspectateur qui trouve plutôt son compte dans l'ambiance et les intéractions entre les personnages.

La vis-à-vis de Richard dans la police est une jeune femme, incarnation du scepticisme et de la méfiance à l'égard de l'écrivain, elle affiche ouvertement son manque de confiance en lui. Elle est assistée dans son travail d'investigation par deux faire-valoir policiers, transparents, qui servent avant tout à légitimer le décor. Elle se retrouve donc confrontée avec cette enquête à un écrivain vaguement narcissique, doté d'un égo très développé et sans conteste très doué dans la conception de meurtre (fictifs ou pour les compréendre dans la réalité). Bref, Richard Castle correspond en tous points au héros des dernières saisons télévisées pour les networks US. Des premiers abords difficiles, une apparence quasi-revendiquée de faux anti-héros qui s'ignore, mais un personnage qui trouve tout de suite un écho auprès du téléspectateur qui s'attache justement à ce côté clinquant et abrupt, supposé plus rafraîchissant que ces stéréotypes qui s'enferrent dans une rectitude soporifique (mais ce type de personnalité se croisant de plus en plus dans le petit écran, l'effet devient moindre).

La petite valeur ajoutée plutôt sympathique réside dans la présentation de la famille de Richard ; d'une part, une mère un brin extravagante qui joue sur une dynamique de comédie légère, et d'autre part, sa fille, adolescente responsable pour toute la famille, à la répartie cinglante, et très rafraîchissante. J'ai bien apprécié la curieuse équipe que forme ce trio. Sans doute la touche la plus attachante de ce pilote.

Castle est une série policière, mais qui n'est pas purement procédurale. Elle est surtout dotée d'une ambiance plutôt légère. Jouant sur un bon rythme, elle fait preuve d'une certaine bonne humeur assez contagieuse lui permettant de gagner rapidement un capital sympathie appréciable. C'est  tout aussi clinquant que prévisible, mais les ficelles sont assez bien maîtrisé, on y adhère donc aisément sans pour autant que la série "captive" vraiment le téléspectateur. Nathan Fillion est à l'aise dans un registre qui lui est familier, et s'amuse tout autant que son personnage... Si on devine déjà quelle sera son association avec la policière, mon intérêt irait plus à ses relations avec sa propre famille.

Castle - le pilote

Bilan : Le principal handicap de Castle est d'arriver assez tard dans la saison dans un créneau où d'autres séries du même genre se sont déjà installées. Série bien huilée et formatée, exploitant des idées qui ont déjà fait leur preuve, donc qui ne sont pas mauvaises, mais débouchant sur un ensemble beaucoup trop prévisible pour se détacher et sortir du lot, Castle fait passer quarante minutes de détente sans conséquence, oubliées sitôt la télé éteinte. Sans marquer, la recette prend assez facilement, naviguant dans une atmosphère consensuelle et légère assumée, teintée de policier qui n'en constitue pas le principal attrait.

Au final, avec ce très classique dont on peine à percevoir la réelle valeur ajoutée, elle rejoint les séries du même accabit qui ont fleuri sur chacun des grands networks  américains cette saison. Castle est le représentant de ABC dans le créneau où The Mentalist est celui de CBS, voire Lie to me celui de la Fox. En somme, la réelle question que vous devez vous poser, le seul enjeu véritable que soulèvent tous ces one-man-show, c'est juste de choisir si vous préférez Simon Baker, Nathan Fillion ou Tim Roth. Le reste n'étant que point de détail pour adapter le décor en toile de fond.

Par conséquent, si vous êtes un nostalgique de Nathan Fillion, n'hésitez pas, il y a peu de chance que vous soyez déçu.
Personnellement, n'ayant pas d'affinité particulière avec Nathan Fillion (j'en ai beaucoup plus avec Simon Baker, *soupir rêveur*), et ayant déjà opté pour The Mentalist cette saison, je garderai peut-être Castle pour des instants de détente cet été.


Pour un aperçu vidéo, visionnez le trailer :


Lectures complémentaires - A lire dans la blogosphère sériephile :
- La review du pilote sur Critictoo.
- La critique de The C-View.


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