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Dormez tranquille

Publié le 15 mars 2009 par Fabien Major @fabienmajor

cdp

Le comité de surveillance de la Caisse de Dépôt peut dormir tranquille! Voici le nouveau président!

La nomination de Michael Sabia à la Caisse de dépôt et placement du Québec, étonne, surprend et ne réjouit pas grand monde. À l’université, Michel Grant nous disait, «embaucher lentement et congédier rapidement». À l’unanimité, on constate qu’on a fait le contraire à la Caisse. Les années Sabia chez BCE ont été marquées par du surplace et du tâtonnement. Rappelez-vous les 5 dernières. Une grosse télécom qui peinait à se définir et que se faisait manger tout rond par des concurrents beaucoup plus petits et moins riches.

Avant même que sa nomination soit dans l’air, durant l’été 2008, un de ses proches collaborateurs m’a confié qu’il avait été un patron détestable et dictateur. On reproche à Sabia d’avoir fait végéter le titre pendant 5 ans. Il n’a pas renouvelé les technologies, se contentant de vendre des morceaux de temps en temps. Voyant la grogne s’installer chez les grands actionnaires comme Teachers, il avait tout tenté pour faire bouger l’action, afin d’empocher les primes qui s’y rattachent.

Oh, un détail. En quittant BCE comme le capitaine du Titanic, Sabia a obtenu au préalable une bouée gonflée à l’hélium! Oui, le sympathique président s’était octroyé une augmentation de salaire de 555%. En 2006, il faisait passer son traitement de 1,2 à 6,7 millions plus, 29 millions en bonus et incitatifs divers… Bizarrement, juste avant d’entreprendre l’opération de séduction visant la vente de BCE… et la spéculation sur le titre.

On sait que Sabia, n’a pas d’expérience dans la gestion des talents, dans le social, dans la gestion de portefeuille… et de risque! Sa réalisation la plus importante? Avoir sacrifié BCE à un consortium pour 42,75$ l’action. Transaction qui a échoué spectaculairement avec comme résultat une dévaluation de 14 milliards$! Si on cherchait un fossoyeur de milliards en remplacement de Rousseau, en voilà, un bon!

Malgré ses 14 ans dans la haute bourgeoisie montréalaise, Michael Sabia n’est pas imprégné de la culture québécoise,en tout cas moins que Bob Gainey! Et malgré ses expériences au CN et chez BELL, il n’est pas un gars de la gang de Toronto. À Bay Street, il est connu comme un «Value’s Destructor». Avec un président comme lui, le Québec risque d’être isolé pas mal souvent à Cornwall! Pourquoi a t’il accepté ce poste, qu’il avait pourtant refusé à l’automne passé?

Parce qu’on est en crise économique et comme un joueur de hockey en déclin, il n’arrive plus à se trouver une job à 7 millions par an. Alors, il a accepté le poste de capitaine dans le gros club de frenchies… pour des peanuts. Il sait très bien que c’est sa dernière job!


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